Vidéo Régionales : "Nous ne sommes pas condamnés à vivre le duel Macron-Le Pen l'année prochaine", s'enthousiasme Olivier Faure

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La gauche du PS et ses alliés arrivent en tête de cinq régions, LREM ne mène dans aucune région et le raz-de-marée RN n'a pas au lieu. De quoi réjouir le premier secrétaire du Parti socialiste.

"Je ne cherche pas à jouer la gloriole ce matin, je dis simplement qu'hier soir, il s'est passé quelque chose qui semblait invraisemblable jusqu'ici : nous ne sommes pas condamnés à vivre le duel Macron-Le Pen l'année prochaine", s'enthousiasme lundi 21 juin sur France Inter Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste et député PS de Seine-et-Marne, au lendemain du premier tour des élections régionales et départementales. 

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La gauche du PS et ses alliés arrive en tête de cinq régions sur 13. "C'est la raison pour laquelle il faut confirmer ce résultat la semaine prochaine et faire en sorte de l'amplifier, parce qu'il est exceptionnel par rapport à ce que tout le monde pouvait en attendre", ajoute Olivier Faure, qui tempère tout de même : "Je ne veux pas être dans une sorte d'euphorie prématurée qui serait hors de propos. Nous sommes toujours au beau milieu d'une crise démocratique."

Suivant les régions, entre 60 et 70 % des Français se sont abstenus de voter.

"Pour moi, la cause principale, c'est la confusion qui règne avec le sentiment qu'au fond, tous les partis équivaudraient, tous seraient identiques."

Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste

à franceinfo

"Souvent, j'étais confronté à ce discours-là de la part de gens que je rencontrais dans la campagne électorale, rapporte Olivier Faure et je leur racontais toujours la même chose. Je leur disais : 'Écoutez, il y a six ans, vous disiez, c'est pareil. Et quelques mois plus tard, vous êtes revenu me voir en Seine-et-Marne pour me dire que le transport scolaire n'était plus gratuit !' C'est tout simplement parce qu'il y a des choix politiques qui sont opérés par les uns ou par les autres. La droite et la gauche, ce n'est pas pareil."

"Il n'y aura pas de socialistes au deuxième tour en Paca"

Le maintien de Jean-Laurent Félizia en Paca est "irresponsable" pour Olivier Faure, qui continue d'appeler à son retrait. "Il y a aujourd'hui près de 5 points d'écart entre la liste du RN et la liste de Renaud Muselier. Nous ne pouvons prendre aucun risque face à l'extrême droite. Ce n'est pas imaginable. La gauche ne peut pas porter le poids d'une victoire du RN qui serait un tremplin pour Marine Le Pen l'année prochaine. Donc, nous ne pouvons pas accepter cet état de fait. Je vais être très clair là-dessus, et il n'y aura pas de socialistes au deuxième tour en Paca."

Carole Delga, socialiste sortante arrivée en tête en Occitanie, refuse de s'allier avec les Insoumis. Olivier Faure soutient la candidate : "Vous avez des gens qui font campagne quasi exclusivement contre Carole Delga pendant plusieurs mois et qui ensuite viennent frapper à sa porte. Admettez qu'il y a quelque chose d'incongru et je comprends parfaitement qu'elle ait fait ce choix."

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