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Vidéo "On n'est pas couché" : Royal revient sur les attaques sexistes venues de la gauche lors de la présidentielle 2007

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Durée de la vidéo : 4 min.
"On n'est pas couché" : Ségolène Royal revient sur les attaques sexistes venues de la gauche
Article rédigé par
France Télévisions

"Pour un certain nombre d'hommes, dont le cerveau n'a pas beaucoup évolué, les femmes sont encore des intruses en politique", a estimé l'ancienne ministre de l'Environnement, candidate socialiste à la présidentielle de 2007, où elle avait échoué au second tour face à Nicolas Sarkozy.

"Meneuse de revue", candidate à une élection présidentielle qui n'est "pas un concours de beauté", personnalité qui se "dégonflera comme une baudruche"... Invitée de l'émission "On n'est pas couché", samedi 3 novembre, Ségolène Royal est revenue sur les attaques sexistes reçues lors de sa candidature à l'Elysée en 2007. 

"Pour un certain nombre d'hommes, dont le cerveau n'a pas beaucoup évolué, les femmes sont encore des intruses en politique", a estimé l'ancienne ministre de l'Environnement. Elle explique avoir retenu dans son livre uniquement les remarques sexistes venues de la gauche. "Les attaques qui viennent de l'adversaire, même si c'est dégradant, c'est le malheureusement le jeu de la vie politique. Mais quand ça vient de votre camp..."

"Cette légitimité-là m'était refusée"

"Le fait d'être une femme qui avait l'outrecuidance de penser qu'elle pouvait accéder à la fonction suprême a déchaîné une violence terrible dans la bouche d'hommes qui considéraient que je leur prenais leur place, alors que j'avais été démocratiquement désignée pour cela par près de 4 millions de personnes, continue Ségolène Royal. Cette légitimité-là m'était refusée simplement parce que j'étais une femme."

Laurent Ruquier relève ainsi que Lionel Jospin raillait la manière dont l'ancienne candidate "s'offrait aux ovations et aux applaudissements comme dans une cérémonie d'adoration". "Il attaque une femme qui était au second tour de l'élection présidentielle, ce qu'il n'a pas réussi à faire. Il me traite de personnage secondaire de la vie politique alors que j'ai le même itinéraire que lui, et que j'ai même davantage d'expérience que lui ! rétorque l'intéressée, qui explique ce comportement par un ressort similaire à celui du racisme. On est différent, donc pour eux, on est forcément inférieur."

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