Vente du siège du PS : "La décision n'est pas tranchée" et sera "arbitrée à la fin du mois d'août", selon la direction du parti

François Kalfon, membre de la direction collégiale du PS, a expliqué, mardi soir sur franceinfo, que la décision de vendre le siège du Parti socialiste n'était pas encore actée à la veille de la parution d'un article dans "Le Canard enchaîné".

L\'entrée du siège du Parti socialiste, rue de Solférino, dans le VIIe arrondissement à Paris. (Photo d\'illustration)
L'entrée du siège du Parti socialiste, rue de Solférino, dans le VIIe arrondissement à Paris. (Photo d'illustration) (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Le siège du Parti socialiste (PS), rue de Solférino à Paris, serait à vendre. L'information provient de l'hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné. L'article, paraissant mercredi 2 août, cite le trésorier du parti, Jean-François Debat. Ce dernier aurait justifié cette décision pour "des raisons politiques et financières". Sur franceinfo, mardi 1er août, le conseiller régional d'Île-de-France et membre de la direction collégiale du PS, François Kalfon, a expliqué que "cela fait partie des options qui sont sur la table". Pour autant, celui qui s'est prononcé en faveur de cette vente précise que "la décision n'est pas tranchée". Ce sera "arbitré à la fin du mois d'août", a indiqué François Kalfon.

franceinfo : Le siège historique du PS rue de Solférino va-t-il être vendu ?

François Kalfon : Cela fait partie des options qui sont sur la table. Quand vous passez d'une dotation publique de 25 millions d'euros à 8 millions d'euros, vous avez intérêt objectivement à réduire la voilure. Il faut des gestes symboliques extrêmement forts sur la façon dont le Parti socialiste va se rapprocher des catégories populaires. Peut-on diriger la gauche depuis le 7e arrondissement ? C'est une question qui peut se poser. C'est d'abord une question de quartier. Les quartiers du 7e arrondissement dits du pouvoir nous ont plutôt éloignés de notre base populaire. C'est aussi une question pratique parce qu'il faudra avoir un parti beaucoup plus agile pour retrouver les Français et le diriger avec beaucoup moins de moyens. Ce qui veut dire être en mode "start-up". Nous voulons construire un parti collaboratif.

La décision de vendre le siège du PS est-elle tranchée ?

La décision n'est pas tranchée. Il y a deux options financières fortes. L'une qui consiste à faire évoluer les équipes qui animent le parti. C'est le cas du plan social. Je ne peux pas en parler davantage car c'est aux salariés eux-mêmes de recevoir l'information en premier. L'autre option est la vente du siège de Solférino. Moi je me suis prononcé pour. On en a discuté lors de la première réunion de la direction collégiale. La décision sera arbitrée à la fin du mois d'août. C'est le bureau national du Parti socialiste qui devra valider cette décision qui est dans toutes les têtes. C'est une option collective qui nous permettrait de proposer aux Français le visage d'un Parti socialiste rénové et de garder une économie financière soutenable.

Le siège du PS pourrait rapporter entre 40 et 50 millions d'euros au parti. Ce sont les bons chiffres ?

Plusieurs dizaines de millions d'euros, absolument, on est dans ces eaux-là. Si vous divisez ces dizaines de millions d'euros par cinq années et que vous ajoutez, la dotation que nous aurons et les cotisations des adhérents du parti, on devrait pouvoir présenter le visage d'une opposition très active au Parlement. Nous voulons que nos parlementaires soient très actifs sur tous les territoires, parce que les Français ont besoin d'une gauche forte. On a besoin d'une logistique et elle doit être plus fonctionnelle, dans des locaux ou la collaboration, le travail y compris.

"C'est le bureau national du Parti socialiste qui devra valider cette décision qui est dans toutes les têtes", François Kalfon
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