VIDEOS. Primaire de la gauche : les séquences du débat Hamon-Valls qu'il ne fallait pas rater

Les deux candidats se sont affrontés lors du dernier débat télévisé avant le second tour de la primaire de la gauche.

Benoît Hamon et Manuel Valls, lors du débat d\'entre-deux-tours de la primaire de la gauche, mercredi 25 janvier 2017. 
Benoît Hamon et Manuel Valls, lors du débat d'entre-deux-tours de la primaire de la gauche, mercredi 25 janvier 2017.  (BERTRAND GUAY / AFP)

L'ultime confrontation avant le verdict des urnes. Les deux candidats qualifiés pour le second tour de la primaire de la gauche, Benoît Hamon et Manuel Valls, se sont affrontés, mercredi 25 janvier, lors du débat organisé sur France 2 et TF1. Voici les séquences qu'il ne fallait pas rater.

Valls se pose en "candidat de la feuille de paie" contre celui "de la feuille d'impôt"

FRANCE 2

"Je suis le candidat de la feuille de paie et je ne veux pas que Benoît soit le candidat de la feuille d'impôt", a lâché Manuel Valls, alors que son concurrent défendait sa proposition de revenu universel. Un argument que l'ancien Premier ministre a repris à un certain Arnaud Montebourg. Le troisième homme de la primaire avait employé cette formule début janvier sur France 2.

Hamon attaqué sur ses propositions "impossibles"

"Tout ce que propose Benoît Hamon sans augmentation des impôts est tout simplement impossible. Il est là, le problème ! Cela se traduira par une hausse massive de la CSG ou de l'impôt, ou des déficits ou des dettes. Nous avons besoin de dire la vérité aux Français", a attaqué Manuel Valls.

Benoît Hamon lui a vertement répondu : "Je regrette que tu places le débat sur ce terrain de la vérité. Ni toi ni moi ne l'avons. Moi, je ne pense pas que tu sois menteur quand tu défends un projet politique, et je ne suis pas davantage détenteur d'une quelconque vérité", a-t-il déclaré, assurant ne pas vouloir augmenter les impôts. Sans néanmoins préciser comment il financera ses mesures, notamment le revenu universel.

La passe d'armes sur la laïcité

FRANCE 2

Comme prévu, Benoît Hamon et Manuel Valls ont opposé deux visions de la laïcité lors de ce débat. "Là où le voile est imposé à une femme, nous devons tout mobiliser pour que cette femme ne soit pas soustraite aux regards des hommes en raison d'un dogme. Mais là où une femme décide de porter un foulard islamique, peu importe ce que nous pensons. Elle est libre de le faire", a insisté Benoît Hamon, favorable à l'application pure et simple de la loi de 1905.

De son côté, Manuel Valls a estimé qu'il ne fallait "rien céder" sur le terrain de la laïcité, reprochant à son adversaire de qualifier de "néo-conservateurs ceux qui se battent pour cette laïcité". "Moi, ma laïcité, c'est celle de Caroline Fourest, celle d'Elisabeth Badinter, c'est celle de ces femmes qui se sont battues dans ton département pour la crèche Baby Loup, car il n'y a pas que le problème de la laïcité, il y a le problème de l'émancipation de la femme", a-t-il poursuivi.

L'anglais timide des deux candidats

FRANCE2

Un moment de légèreté dans ce débat très sérieux. David Pujadas a demandé aux deux candidats s'ils parlaient anglais. Benoît Hamon a répondu sans prendre de risque, d'un simple "Yes". "Fluently ?" "Yes", a-t-il ajouté avant de traduire le terme, "couramment". Manuel Valls, lui, s'est lancé dans une phrase bancale pour indiquer que son espagnol était meilleur que son anglais.

"Vous imaginez le général de Gaulle employer tante Yvonne à l'Elysée ?"

FRANCE2

Actualité oblige, les deux candidats ont été interrogés sur la polémique concernant Penelope Fillon, qui a été employée comme attachée parlementaire par son mari à l'Assemblée nationale. "Vous imaginez le général de Gaulle employer tante Yvonne à l'Elysée ?" s'est amusé Manuel Valls. Plus sérieusement, les deux concurrents veulent interdire aux parlementaires d'employer des membres de leur famille.

"Respecter les règles, c'est respecter les programmes sur lesquels on est élu"

Manuel Valls pourrait regretter d'avoir accusé Benoît Hamon, sur le ton de la blague, de n'avoir "pas toujours respecté les règles au cours de ces deux dernières années". "Respecter les règles, c'est commencer par respecter les programmes sur lesquels on est élu", lui a sèchement répondu Benoît Hamon, peu réceptif à l'humeur badine de l'ancien Premier ministre.