Un auditeur de France Inter à Manuel Valls : "La claque, on est 66 millions à vouloir te la mettre"

L'homme faisait référence à la gifle reçue la veille par l'ancien Premier ministre lors d'une visite à Lamballe (Côtes-d'Armor).

Manuel Valls, le 14 novembre 2016 à Paris. 
Manuel Valls, le 14 novembre 2016 à Paris.  (REUTERS)

Malaise à l'antenne de France Inter. Alors que Manuel Valls répondait aux questions des auditeurs, mercredi 18 janvier, l'un d'entre eux s'est adressé à l'ancien Premier ministre et candidat à la primaire de la gauche, non pas pour l'interroger, mais pour revenir sur la gifle qu'il avait reçue la veille lors d'une visite à Lamballe (Côtes-d'Armor). "Bonjour Manuel, salut Manu", commence l'auditeur, avant de rapidement enchaîner avec cette réflexion : "Moi je pense que la claque, on est 66 millions à vouloir te la mettre. C'était juste trop bon sans déconner. Il a été parfait, le bonhomme". Une référence au jeune homme qui a giflé Manuel Valls la veille.

Avant cette intervention, le candidat à la primaire de la gauche avait réagi à cette gifle."Toute violence est inacceptable en démocratie (...) il s'agit sans doute d'un militant identitaire de l'extrême droite bretonne, mais qui s'affiche aussi avec Dieudonné et Soral". 

La veille, juste après avoir été giflé, Manuel Valls, détendu, avait réagi à l'incident devant la presse : "Je ne suis pas venu parler de moi. Il y a toujours des individus qui veulent empêcher la démocratie de s'exprimer", a-t-il dit. Et d'ajouter : "Il y a ceux qui contestent la démocratie et ceux qui l'incarnent, comme les hommes politiques. La démocratie ne peut pas être la violence."

"Rien, et surtout pas la violence, ne m'empêchera d'aller vers les Français. Je suis déterminé à leur parler et à faire gagner la gauche", a ajouté un peu plus tard Manuel Valls sur Twitter.