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Primaire de la gauche : Manuel Valls a "intérêt" à "durcir" le débat de l’entre-deux tours

Mercredi soir, Benoît Hamon et Manuel Valls s'affronteront lors du débat de l'entre-deux-tours de la primaire de la gauche. Pour Jean-Luc Mano, conseiller en communication politique, la fracture risque de se creuser entre les deux candidats.

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Radio France
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Illustration débat du second tour de la primaire de la gauche entre Benoît Hamon et Manuel Valls. (LIONEL VADAM  / MAXPPP)

Le débat de l’entre-deux tours de la primaire de la gauche a lieu mercredi 25 janvier entre les deux candidats Benoît Hamon et Manuel Valls. Jean-Luc Mano, conseiller en communication politique, ancien directeur de l’information de France 2, s’attend à un "débat rude". Il est même "dans l’intérêt de Manuel Valls de le durcir", a-t-il déclaré sur franceinfo mardi soir.

Selon lui, "Manuel Valls n’a pas vraiment le choix et pas grand-chose à perdre", étant "donné perdant sur le papier ". Comme la stratégie de "conciliation" et d’apaisement n’a "pas marché", "il a évidemment fortement intérêt à durcir le ton et le débat", a assuré Jean-Luc Mano.

Deux gauches "irréconciliables" ?

Avant d'ajouter : "Il a intérêt à ce qu’on discute d’autre chose que le bilan de ce quinquennat, qu’il a de facto totalement porté parce qu’il est en statut du remplaçant de François Hollande". Pour le conseiller en communication politique, Manuel Valls va donc jouer sur "cette idée des gauches irréconciliables", une idée "qu’il a développé et qui s’impose jour après jour".

Toujours dans cette ligne, le silence de Manuel Valls sur son éventuel soutien de Benoît Hamon en cas de victoire de la primaire n’a rien de surprenant pour Jean-Luc Mano. "Personne ne croira une minute que Manuel Valls et cette gauche-là pourrait se retrouver dans une campagne avec cette gauche plus radicale, ça ne se fera pas", a affirmé le conseiller. Puis d'insister : "Personne ne le suivra. C’est-à-dire dans son camp, des dizaines d’élus, de militants, de responsables, de cadres du parti passeront immédiatement au soutien d’Emmanuel Macron". 

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