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Primaire de la gauche : en cas de défaite, les soutiens de Manuel Valls envisagent l'option Emmanuel Macron

Le parti socialiste et ses alliés connaîtront dimanche soir leur candidat officiel pour l'élection présidentielle. Certains soutiens de Manuel Valls envisagent déjà de se tourner vers Emmanuel Macron, en cas de défaite de leur poulain.

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Manuel Valls, le 27 janvier 2017. (FREDERICK FLORIN / AFP)

Le second tour de la primaire de la gauche désignera, dimanche 29 janvier, qui, de Benoît Hamon ou de Manuel Valls, portera les couleurs du Parti socialiste et de ses alliés pour la présidentielle. Officiellement, la charte de la primaire stipule que le battu devra se rallier au vainqueur. Mais la campagne n'a cessé d'accentuer le clivage entre les deux finalistes.

Manuel Valls l'a d'ailleurs dit vendredi sur BFMTV : s'il perd, il ne pourra pas défendre le programme de Benoit Hamon. Il "s'effacera". Ses troupes ne suivront pas non plus, et réfléchissent à se rallier à un autre candidat : Emmanuel Macron.

Une option par défaut

Malgré tout, dans les rangs, on refuse d'anticiper la défaite. On espère un sursaut de participation dimanche, un sursaut qui ne résulterait pas d'une mobilisation anti-Valls, mais qui profiterait au contraire à l'ancien Premier ministre.

Mais les députés dit "réformateurs", qui forment une sorte de "club" à l'Assemblée et qui se réunissent tous les mardi, veulent faire valoir un "droit de retrait", en cas de défaite de Manuel Valls. Le député Gilles Savary reconnait même avoir déjà travaillé à un texte qu'il soumettra à ses collègues la semaine prochaine.

"Nous avons lutté contre les frondeurs, nous avons soutenu le gouvernement de Manuel Valls, nous nous situons tous dans une optique de progrès, de social-démocratie et de réformes, et non pas dans une optique d'illusions et de rêves pour 2050", explique le député François Loncle.

Je ne soutiendrai pas le revenu universel, je ne soutiendrai pas le 49.3 citoyen, je ne soutiendrai pas le discours ambigu sur la laïcité de Benoît Hamon.

François Loncle, député de l'Eure.

Il s'agit donc d'une sorte d'objection de conscience, mais pas encore d'un message de ralliement à Emmanuel Macron. Mais cela reste bien sûr une option.

D'ailleurs, au quartier général d'En Marche, on ne cache pas une certaine inquiétude : un ralliement en bloc de socialistes défaits serait compliqué à gérer pour un mouvement qui continue de se revendiquer au dessus des partis.

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