Un match intense sur le fond, respectueux sur la forme. Les deux finalistes de la primaire se sont d'abord opposés sur deux diagnostics de notre société, deux visions de l'avenir. Premier round : l'économie. Revenu universel contre travail. "Le revenu universel d'existence, c'est l'équivalent d'un nouveau pilier de la sécurité sociale. La sécurité sociale, nous ne l'avons pas faite en un jour", a affirmé Benoit Hamon. "Le candidat de la feuille d'impôt""C'est un message de découragement, et pardon du mot, il est fort, d'abdication par rapport aux changements et aux mutations", lui a répondu Manuel Valls. Les deux candidats se sont également affrontés sur la crédibilité de leurs programmes : "Les recettes qui seront dégagées soit par des prélèvements nouveaux, par exemple la taxe sur les robots, soit par une nouvelle fiscalité sur le patrimoine, ira immédiatement financer le revenu universel", a expliqué Benoit Hamon. Une mesure raillée par Manuel Valls : "moi je suis le candidat de la feuille de paie, et je ne voudrais pas que mon ami Benoit Hamon se retrouve à être le candidat de la feuille d'impôt."