Marseille : "Je sais ce qu'on doit à Michèle Rubirola", déclare le nouveau maire Benoît Payan qui appelle à "sortir de la personnalisation"

Le socialiste a été élu maire de Marseille lundi 21 décembre, quelques jours après la démission de Michèle Rubirola. Le Printemps marseillais "a fait le choix de changer de capitaine. Mais c'est une équipe qui est au travail et c'est la même équipe", estime-t-il.

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Radio France
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Le nouveau maire de Marseille élu le 21 décembre Benoît Payan. (DAVID ROSSI / MAXPPP)

"Je ne peux pas réécrire l'histoire", affirme Benoît Payan, le nouveau maire de Marseille, invité de France Inter ce mardi 22 décembre. "Je sais ce qu'on doit à Michèle Rubirola. Je sais quel a été son engagement. Je connais sa force. Je connais sa franchise et sa transparence. Elle a fait le choix de faire un pas de côté" explique l'édile socialiste de la ville phocéenne. Michèle Rubirola aura passé moins de six mois à la tête de la deuxième ville de France. Benoît Payan poursuit : "Michèle s'est 'sacrifiée' pour le collectif. Elle a fait le choix de rassembler, de se mettre au service d'un collectif. C'est ce qu'on doit retenir."

"Le choix de changer de capitaine"

Benoît Payan souhaite "sortir de la personnalisation". "Les Marseillais ont élu une équipe. Une maire en est sortie. Aujourd'hui, cette équipe a fait le choix de changer de capitaine. Mais c'est une équipe qui est au travail et c'est la même équipe", assure-t-il. Benoît Payan l'admet, le contexte de son élection "détonne, et a énormément interrogé", mais il promet que "le printemps marseillais est uni, rassemblé, et au travail". Il précise que "Michel Rubirola va être première adjointe. Elle va être en charge de la santé", un poste clé alors que le pays est "en train de traverser une crise centenaire, c'est sans précédent".

La ville de Marseille "est dans une situation qui est extrêmement compliquée, dans une situation très difficile, avec des finances dans le rouge, avec une gestion qui, pendant 25 ans, s'est trompée de cap, trompée de chemin", déclare Benoît Payan. "Ce qui m'intéresse, c'est ma ville. Ce n'est pas moi, ce n'est pas ma carrière", explique-t-il.

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