Congrès du PS : l'exécutif conforté après la victoire de la motion menée par Cambadélis

Les frondeurs ne dépasseraient pas les 30%, selon des résultats partiels tombés jeudi, mais Christian Paul, le chef de file de la motion B portée par les frondeurs, dénonce des irrégularités dans le scrutin.

Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, vote pour choisir parmi les quatre motions soumises aux militants, le 21 mai 2015 à Paris.
Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, vote pour choisir parmi les quatre motions soumises aux militants, le 21 mai 2015 à Paris. (MARTIN BUREAU / AFP)

Les militants socialistes avaient le choix entre quatre motions, jeudi 21 mai : un vote censé définir l'attitude du parti vis-à-vis de l'exécutif. A quelques jours du congrès du PS, organisé à Poitiers (Vienne), la motion A, menée par Jean-Christophe Cambadélis et signée notamment par Manuel Valls, obtiendrait un score supérieur à 60% selon des résultats partiels. "Un choix sans appel", s'est félicité le premier secrétaire du PS, qui est aussi une bonne nouvelle pour l'exécutif, dont la marge de manœuvre devrait être ainsi facilitée pour la fin du quinquennat.

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Les frondeurs en dessous des 30%

La percée des frondeurs aurait donc été contenue. La motion B, portée par l'aile gauche du parti, devrait arriver en deuxième position, mais sans dépasser "les 30%" selon les résultats partiels, cités par le secrétaire national du PS aux élections, Christophe Borgel. Karine Berger, secrétaire nationale du PS à l'économie et première signataire de la motion D, s'est qualifiée de "troisième force" du parti, avec un score de 8 à 10% envisagé. La motion C, enfin, présentées comme celle des "militants de terrain", a recueilli de son côté entre 2 et 3% des voix, selon Christophe Borgel.

En attendant les résultats définitifs, attendus vendredi après-midi, la participation reste la grande inconnue. "80 000 militants, ce sera satisfaisant, si on est à 70 000, ça sera raisonnable. En dessous, ça risque d'être vraiment embêtant", avait commenté un responsable socialiste avant l'ouverture du scrutin. Selon les premières estimations, la participation "semble s'orienter vers un chiffre de 55-56%, c'est-à-dire plus d'un adhérent sur deux, le même taux de participation (qu'au congrès de) Toulouse" en 2012, a rassuré Christophe Borgel.

Des frondeurs dénoncent des irrégularités 

Selon Christian Paul, le chef de file de la motion B (celle des frondeurs), le scrutin pourrait être entaché d'irrégularités. "C'est un grand parti, dans tous les départements, donc il y a parfois des résistances à la transparence", a glissé en début de soirée le député de la Nièvre, cité par Le Parisien, sans donner de précisions ou d'exemples, assurant que des rectifications étaient en cours. "C'est dans la soirée que je vous dirai, après l'avoir vérifié, si ce scrutin se déroule dans de bonnes conditions", a-t-il ajouté.

Le quotidien dresse la liste des plaintes remontées par des militants : à la Réunion, "les observateurs de la motion B (...) dépêchés sur place regrettent que plus de 700 adhérents n'aient pu voter ou encore l'existence de deux listes d'émargement", rapporte Le Parisien. Tandis qu'à Orchies (Nord), un observateur déplore le changement du lieu de vote à la dernière minute : "Quand notre représentant a enfin trouvé la bonne adresse, il y avait déjà eu 60 votants qui ont tous disparus !", a-t-il expliqué au quotidien. Enfin, "à Talange (Moselle), dans le bureau de vote du secrétaire d'Etat Todeschini, pas de bulletins de vote offrant les quatre choix mais... des feuilles blanches", raconte encore Le Parisien.