Vidéo "Sécurité globale" : "L'article 24 n'existe plus", confirme Christophe Castaner, "pas nécessaire d'aller manifester"

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La nouvelle mouture du texte est attendue "avant Noël", indique le président du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale.

"L'article 24 n'existe plus, nous allons le réécrire en totalité", a confirmé Christophe Castaner, président du groupe La République en marche (LREM) à l'Assemblée nationale, mercredi 16 décembre sur franceinfo. "Ce n'est pas nécessaire d'aller manifester", a-t-il dit en réponse aux appels aux rassemblements contre le projet de loi "Sécurité globale" chaque samedi.

La nouvelle mouture du texte est attendue "avant Noël", indique l'ex-ministre de l'Intérieur, qui assure qu'il n'y "a aucune urgence sur ce sujet". Concernant la teneur précise des modifications, elle n'est pas arrêtée à ce stade. La présidente de la commission des lois, Yaël Braun-Pivet, continue de "faire des auditions, notamment de journalistes", indique Christophe Castaner.

"L'intention de nuire" restera punie

"Nous n'avons pas été compris" a reconnu le président du groupe LREM. "Jamais ne laisserai penser qu'on peut atteindre la liberté de la presse. Toute référence à la loi de 1881" sur la liberté de la presse sera supprimée, a-t-il assuré. Il a aussi garanti que tout policier ou gendarme pourra être filmé et diffusé "en direct", en cas de violences supposées, à condition de ne pas donner des "informations personnelles sur le policier, avec son identité, son numéro pour le menacer". C'est "l'intention de nuire" qui restera punie, explique-t-il.

Interrogé sur les similitudes de l'article 24 de la loi "Sécurité globale" avec l'article 18 de la loi contre le séparatisme, Christophe Castaner souligne que le texte a vocation à "protéger des fonctionnaires au sens plus large".

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