Evacuation violente d'un camp de migrants à Paris : le rassemblement place de la République est terminé, heurts mineurs en fin de manifestation

Au lendemain de l'évacuation violente d'un camp de migrants installé sur cette place, à Paris, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées mardi soir.

Un manifestant tenant une pancarte sur laquelle il est écrit \"La nuit de la honte\" sur la place de la République le 24 novembre pour dénoncer l\'évacuation violente d\'un camp de migrants lundi.
Un manifestant tenant une pancarte sur laquelle il est écrit "La nuit de la honte" sur la place de la République le 24 novembre pour dénoncer l'évacuation violente d'un camp de migrants lundi. (SAMUEL BOIVIN / NURPHOTO / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Nouveau rassemblement place de la République. Au lendemain de l'évacuation violente d'un camp de migrants installé sur cette place, à Paris, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées, mardi 24 novembre dans la soirée, dans le calme, place de la République à Paris pour dénoncer cette action qui a choqué le ministère de l'Intérieur, Gérald Darmanin.

A 20 heures, les organisateurs ont annoncé la fin du rassemblement, appelant les participants à rentrer chez eux dans le calme. La situation a légèrement dégénéré à l'issue de la manifestation, selon une journaliste de franceinfo sur place. Plusieurs centaines de personnes, dont des membres de la mouvance "antifa", ont commencé à marcher dans les rues et ont renversé des poubelles.

La "police des polices" entre en scène. Le ministre de l'Intérieur a déclaré sur Twitter que l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait été saisie, mardi 24 novembre, afin de faire la lumière "sur plusieurs faits inacceptables""Le rapport du préfet de police sur l'évacuation du campement illicite place de la République m'a été remis ce matin. Celui-ci m'a proposé la saisine de l'IGPN sur plusieurs faits inacceptables. J'ai demandé à l'IGPN de remettre ses conclusions sous 48h et les rendrai publiques", a tweeté Gérald Darmanin mardi à la mi-journée. 

En plus de sa saisie administrative, l'IGPN a été saisie, judiciairement, d'un cas de violence présumé lors de l'évacuation, selon les informations de franceinfo. Il s'agit du "croche-pied" d'un fonctionnaire de police montré sur une vidéo postée sur les réseaux sociaux. Suivez notre direct. 

Anne Hidalgo veut "des explications". La maire de Paris a écrit mardi au ministre de l'Intérieur "pour lui demander des explications" sur l'évacuation "profondément choquante" d'un camp de migrants la veille. Elle a notamment dénoncé dans sa lettre "un usage de la force disproportionné et brutal" et rappelé l'existance d'un "protocole" qui prévaut lors de l'évacuation de camps, soulignant que les migrants provenaient d'un camp évacué la semaine dernière en Seine-St-Denis. "On ne démantèle que s'il y a une solution d'hébergement", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse, déplorant qu'il "n'y ait pas eu de réponse à la hauteur de la part de l'Etat dont c'est la compétence et la responsabilité".

De nombreuses réactions politiques. "Il y a dans ce pays, aujourd'hui, une dérive liberticide", a déclaré mardi sur Europe 1 le député européen Europe Ecologie-Les Verts Yannick Jadot. A droite, le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti (Les Républicains), invité de CNews, estime que les policiers n'ont fait qu'exécuter des "ordres justes, légitimes et opportuns" afin d'évacuer le campement installé place de la République. 

Des images "choquantes", selon le ministre de l'Intérieur. "Certaines images de la dispersion du campement illicite de migrants place de la République sont choquantes. Je viens de demander un rapport circonstancié sur la réalité des faits au préfet de police d'ici demain [mardi] midi. Je prendrai des décisions dès sa réception", a réagi dès lundi soir le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin sur Twitter. "Elles servent ces images, vous qui avez voulu leur interdiction", a ironisé en réponse la députée LFI Clémentine Autain, en référence au projet de loi sur la "sécurité globale", adoptée en première lecture mardi à l'Assemblée. Controversée, elle pénalise la diffusion malveillante d'images des policiers, au grand dam de ses opposants, vent debout contre un texte jugé "liberticide"

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #MIGRANTS

21h53 : Une manifestation a réuni un millier de personnes ce soir place de la République à Paris, en écho à l'évacuation controversée d'un camp de migrants par la police, installé la veille au même endroit avec l'aide de militants. La situation a dégénéré à l'issue de la manifestation, selon une reporter de franceinfo sur place. Plusieurs centaines de personnes, dont des membres de la mouvance antifa, ont commencé à marcher dans les rues et ont renversé des poubelles.

20h01 : Avant de laisser parler Emmanuel Macron, faisons un nouveau point sur l'actualité :

Assouplissements, aménagements... Le chef de l'Etat s'exprime à 20 heures pour évoquer les suitesdu confinement et les mesures pour les semaines à venir. Une allocution à vivre en direct sur franceinfo.


La France franchit la barre des 50 000 décès.

Le projet de loi controversé a été adopté par les députés à 388 voix pour et 104 voix contre, en première lecture. Il doit encore être examiné au Sénat. Le Premier ministre Jean Castex a annoncé qu'il saisirait lui-même le Conseil constitutionnel sur l'article 24.

Le parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une enquête pour des "violences par personne dépositaire de l'autorité publique" commises hier soir par un policier sur le journaliste Rémy Buisine, du média en ligne Brut, lors de l'évacuation d'un camp de migrants à Paris.

18h34 : Après les violences qui ont éclaté hier soir lors de l'évacuation de migrants, un rassemblement est en cours, toujours place de la République, à Paris. Associations, collectifs et élus sont là "en soutien aux réfugiés" et "pour dénoncer les violences policières", peut-on lire dans leurs communiqués. Voici quelques images :

18h10 : Il est 18 heures, voici un nouveau point sur l'actualité :

L'ancien joueur du XV de France Christophe Dominici est mort brutalement à l'âge de 48 ans. Son corps a été retrouvé vers 15 heures au parc de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), près de Paris. Un témoin dit l'avoir vu chuter d'une dizaine de mètres. Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête pour recherche des causes de la mort

Le projet de loi controversé a été adopté par les députés à 388 voix pour et 104 voix contre. Il doit encore être examiné au Sénat. Le Premier ministre Jean Castex a annoncé qu'il saisirait lui-même le Conseil constitutionnel sur l'article 24

Le parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une enquête pour des "violences par personne dépositaire de l'autorité publique" commises hier soir par un policier sur le journaliste Rémy Buisine, du média en ligne Brut, lors de l'évacuation d'un camp de migrants à Paris

• Deux enquêtes ont été ouvertes par les parquets de Lille et de Paris concernant un compte bancaire détenu par le ministre délégué aux PME Alain Griset qui a fait l'objet d'un signalement de la HATVP, a indiqué le parquet de Paris.

17h57 : Ils sont repartis encore un peu plus démunis, après avoir été chassés de la place de la République à Paris. Avec l'aide d'associations humanitaires, plusieurs centaines de migrants avaient brièvement installé des tentes, hier, pour demander un hébergement d'urgence, avant que la police ne les expulse. D'où venaient ces exilés ? Qu'est-ce qui les attend maintenant ? Eléments de réponse.

17h52 : Le parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une enquête pour des "violences par personne dépositaire de l'autorité publique" commises hier soir par un policier sur le journaliste Rémy Buisine, du média en ligne Brut, lors de l'évacuation d'un camp de migrants à Paris.

17h39 : L'Etat doit "assumer ses responsabilités" et assurer l'hébergement des centaines de réfugiés qui ont été évacués de la place de la République hier soir, a affirmé sur franceinfo Ian Brossat, élu à la mairie de Paris, adjoint chargé du logement, de l'hébergement d'urgence et de la protection des réfugiés.

15h56 : Deux interpellations ont eu lieu hier soir, après l'évacuation controversée d'un camp de migrants, place de la République à Paris, a appris franceinfo auprès du parquet de Paris. Les deux gardes à vue sont en cours, pour des faits de violences sur personne dépositaire de l'autorité publique et outrage à personne dépositaire de l'autorité publique.

15h17 : Une enquête a été ouverte pour "violences par personne dépositaire de l'autorité publique" à la suite d'un croche-pied fait sur un migrant par un policier à Paris hier soir, confirme le parquet de Paris. C'est l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) qui est chargée d'enquêter sur ces faits visibles dans des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.

14h01 : Il est 14 heures, voici un nouveau point sur l'actualité :

Gérald Darmanin a annoncé avoir "demandé à l'IGPN (la "police des polices") de remettre ses conclusions sous 48 heures" sur les violences observées hier soir lors de l'évacuation par les forces de l'ordre d'un campement de migrants place de la République, à Paris.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, annonce un contrat avec la société américaine Moderna pour fournir jusqu'à 160 millions de doses de vaccin contre le Covid-19, le sixième conclu par l'UE avec un laboratoire pharmaceutique.

Après ces nouvelles dénonciations de violences policières, documentées par des vidéos, plusieurs personnalités de gauche demandent à nouveau le retrait de la proposition de loi sur la "sécurité globale". Son vote à l'Assemblée est prévu en fin d'après-midi.

Emmanuel Macron a réuni un nouveau conseil de défense sanitaire à l'Elysée, avant son allocution ce soir à 20 heures. Voici ce que l'on sait des pistes envisagées pour l'allègement des restrictions.

13h24 : La maire de Paris Anne Hidalgo annonce de son côté sur Twitter avoir écrit ce matin au ministre de l’Intérieur pour lui faire part de sa "plus ferme condamnation" des "interventions policières particulièrement brutales et choquantes contre des réfugiés dans Paris".

13h25 : Le bâtonnier de Paris, Olivier Cousi, dénonce aujourd'hui dans un tweet "les violences sur des avocats et sur des membres du Conseil de l’ordre" qu'il qualifie d'"inadmissibles", après l’évacuation controversée d’un camp de migrants hier soir place de la République à Paris. Il annonce saisir "immédiatement" le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin et le préfet de police, Didier Lallement.

13h04 : En plus de sa saisie administrative, l’IGPN a été saisie, judiciairement, d'un cas de violence présumé lors de l'évacuation d'un camp de migrants hier soir, place de la République à Paris, selon les informations de franceinfo. Il s'agit du "croche-pied" d'un fonctionnaire de police montré sur une vidéo postée sur les réseaux sociaux.

12h39 : Sur Twitter, le ministre de l'Intérieur indique avoir reçu ce matin le rapport du préfet de police sur l’évacuation du campement de migrants place de la République. "Celui-ci m’a proposé la saisine de l’IGPN sur plusieurs faits inacceptables", indique Gérald Darmanin, précisant avoir demandé à la police des polices de remettre ses conclusions sous 48 heures et s'engageant à les rendre publiques.

12h38 : L'IGPN, la "police des polices", est saisie après l'évacuation violente d'un camp à Paris, les conclusions sont attendues dans 48 heures, annonce le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

12h11 : Faisons un nouveau point sur l'actualité de ce mardi :

Plusieurs centaines de migrants installés hier soir sur la place de la République à Paris ont été immédiatement évacués. Après la diffusion de vidéos montrant des actes de violence de policiers, Gérald Darmanin a dénoncé des images "choquantes" et demandé un rapport au préfet de police.


Après ces nouvelles dénonciations de violences policières, documentées par des vidéos, plusieurs personnalités de gauche demandent à nouveau le retrait de la proposition de loi sur la "sécurité globale". Son vote à l'Assemblée est prévu en fin d'après-midi.




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12h09 : Bonjour @Casseron17. Le terme "provocateur" vous appartient, mais Utopia 56, une des associations à l'origine de l'installation de ce camp place de la République, explique ce choix sur son site : elle revendique d'avoir voulu "rendre visible [la] situation" de ces migrants, et comptait rester sur place jusqu'à "l’annonce publique et les garanties d’une solution", réclamant notamment de la préfecture l'ouverture de 1 000 places d'hébergement supplémentaires.

12h00 : On peut quand même se poser la question de l’opportunité et de la finalité d’installer un camp de migrants place de la République ! C’est extrêmement provocateur, avec quel objectif réel ?

12h06 : L'ONG Médecins sans frontières, dont des équipes étaient présentes sur le campement évacué hier par la police à Paris, va "probablement" déposer "une plainte" contre le préfet de police de Paris Didier Lallement pour "mise en danger" d'autrui et "agressivité", annonce Corinne Torre, sa cheffe de mission en France, sur franceinfo.

11h48 : Sur Twitter, hier soir, le syndicat Synergie-Officiers estimait, en revanche, que "la violence [était] du côté des militants altermondialistes bobos qui téléguident" les migrants.

11h48 : Dans la police, les réactions aux images filmées hier soir sont contrastées. "Certaines images posent question", estime sur franceinfo David Le Bars, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police national. "On ne peut faire usage d'une force que si elle est légitime."

10h43 : Les deux ministres annoncent que "240 places" d'hébergement ont été identifiées par le préfet de la région Île-de-France, "en centre d’accueil et d’examen des situations administratives, et dans les structures de l’hébergement d’urgence". Selon l'association Utopia 56, organisatrice du campement d'hier soir, 450 personnes étaient présentes.

10h40 : "Marlene Schiappa et Emmanuelle Wargon souhaitent rappeler que les migrants sont des personnes qui doivent être traitées avec humanité et fraternité", réagissent la ministre déléguée à la Citoyenneté et la ministre du Logement dans un communiqué, après l'évacuation d'un camp de migrants à Paris hier soir.

12h03 : Même son de cloche, enfin, chez le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, sur franceinfo, qui interpelle Gérald Darmanin au sujet des images jugées "choquantes" par le ministre de l'Intérieur : "Monsieur Darmanin, est-ce que ce n'est pas vous, justement, qui avez voulu supprimer ces images avec votre projet de sécurité globale ?"

10h13 : "Il y a dans ce pays une dérive liberticide", juge de son côté l'eurodéputé EELV Yannick Jadot sur Europe 1, faisant lui aussi le lien avec la mesure visant à restreindre la diffusion d'images de la police : "A partir du moment où vous annoncez qu'il ne sera plus possible d'informer sur ce qui se passe dans les manifestations, (...) vous créez l'idée que les journalistes n'ont pas leur place dans ces manifestations."

12h04 : Face aux images de l'évacuation, jugées "choquantes" par Gérald Darmanin, plusieurs personnalités appellent à nouveau au retrait de la proposition de loi sur la "sécurité globale" défendue par le ministre de l'Intérieur. "Si les policiers se permettent cela, de cette manière-là, dans les rues de Paris, c'est que cela a évidemment un lien avec la loi sécurité globale", estime sur franceinfo ce matin le député LFI Eric Coquerel, présent hier soir.

10h07 : La rédaction du média en ligne Brut annonce qu'elle va "demander des explications à la préfecture de police et au ministère de l'Intérieur" au sujet du traitement de son journaliste Rémy Buisine hier soir. Ce dernier affirme avoir été à trois reprises victime de violences de la part d'un policier. Une de ces scènes a été filmée.

09h18 : "Le préfet de police de Paris fait son travail avec les moyens qu'on lui donne", réagit également, sur RMC, Rachida Dati, maire du 7e arrondissement de Paris, tout en jugeant également les images "choquantes".

09h16 : Autre discours à droite. Le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, invité de CNews, estime que les policiers n'ont fait qu'exécuter des "ordres justes, légitimes et opportuns" d'évacuer le campement installé place de la République.

09h13 : Sur LCI, le député de La France insoumise Alexis Corbière, lui, réclame la démission du préfet de police de Paris Didier Lallement : "Je crois que si de la brutalité a été utilisé, c'est parce que des consignes avaient été données".

09h11 : Sur Europe 1, l'écologiste Yannick Jadot dénonce lui une "situation d'inhumanité" : "La règle est de donner un logement, un lieu d'accueil, aux réfugiés qui sont en attente de l'étude de leur dossier, ou qui bénéficient du droit d'asile".

09h06 : A gauche, les scènes de violence de la part de policiers lors de l'évacuation d'un camp de migrants à Paris hier soir suscitent un tollé ce matin. "J'ai été sidéré par ce que j'ai vu. Nous sommes un pays qui est censé être le pays des droits de l'homme", a réagi Olivier Faure, premier secrétaire du PS, sur franceinfo.

12h03 : Il est l'heure d'un rappel des principales informations de ce mardi :

Plusieurs centaines de migrants installés hier soir sur la place de la République à Paris ont été immédiatement évacués. Après la diffusion de vidéos montrant des actes de violence de policiers, Gérald Darmanin a dénoncé des images "choquantes" et demandé un rapport au préfet de police.


Emmanuel Macron réunit un nouveau Conseil de défense sanitaire à l'Elysée, avant son allocution ce soir à 20 heures. Voici ce que l'on sait des pistes envisagées pour l'allègement des restrictions.


La Défenseure des droits demande des "poursuites disciplinaires" contre les quatre policiers qui avaient interpellé Théo Luhaka en 2017, en parallèle du renvoi de trois d'entre-eux devant la justice.


Sans reconnaître sa défaite ni renoncer à dénoncer des fraudes, Donald Trump a accepté d'entamer la transition du pouvoir avec son rival Joe Biden, trois semaines après l'élection présidentielle américaine.

07h44 : Les migrants ont finalement été escortés par la police à Aubervilliers, au nord de Paris, où une distribution alimentaire a pu avoir lieu dans la nuit, selon plusieurs journalistes sur place.

07h37 : Dans un communiqué hier soir, la préfecture de police de Paris invitait, elle, les migrants à la rue à se présenter dans les accueils de jour. Elle revendique avoir trouvé un hébergement à 64 personnes par ce biais vendredi. Hier soir, 450 migrants étaient présents place de la République selon Utopia 56.