Pressenti à la tête de la Fondation pour l’islam, Chevènement ne veut "pas se dérober"

François Hollande a évoqué le nom de l’ancien ministre Jean-Pierre Chevènement pour prendre la tête de la Fondation pour l’islam de France, mais ce choix est contesté.

(L'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement a été évoqué par François Hollande pour prendre la tête de la Fondation pour l'islam en France © AFP / PATRICK KOVARIK)

Le président de la République veut relancer la Fondation pour l'islam de France, créée en 2005 pour contrôler le financement des lieux de culte musulman, mais paralysée par des dissensions internes. François Hollande a évoqué de façon informelle le nom de l'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement pour prendre la tête de la structure.

Jean-Pierre Chevènement a indiqué à l'AFP qu'il s'agit d'une "tâche difficile ", mais à laquelle "on ne peut pas se dérober ", car elle "répond à l'intérêt national".

L’ancien ministre de l'Intérieur, de la Défense, mais aussi de l'Education ne fait pas l’unanimité. Interrogée sur France Info, Laurence Rossignol, ministre du Droit des femmes, a plaidé pour un autre profil :"Le bon profil, c'est d'abord quelqu'un de culture musulmane, qui ait une connaissance de la subtilité humaine de l'islam, quelqu'un de laïc, et peut-être le meilleur profil, ce serait une femme également ".

 

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Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a déclaré "qu'il n'y a pas d'autres noms évoqués " pour prendre la présidence de la structure. Cette annonce intervient en plein débat sur le financement des lieux de culte. Stéphane le Foll a ajouté que le gouvernement n’entendait pas revenir sur la loi de 1905 qui interdit à l'Etat de subventionner des activités religieuses.