Présidentielle : ils sont militants mais abstentionnistes

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Présidentielle : ils sont militants mais abstentionnistes
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France Télévisions

Rattaché à l'association écologiste Youth For Climate, Camille explique qu'il ne se rendra pas aux urnes dans quelques semaines, car, selon lui, la fonction du président de la République ne permet pas de résoudre les problèmes qui le préoccupent.

À quelques semaines du premier tour de l'élection présidentielle, l'abstentionnisme demeure une question qui inquiète, notamment chez les jeunes. Beaucoup sont mobilisés, défendent une cause, militent sur le terrain et pourtant, ils n'iront pas voter. C'est le cas de Camille, militant chez Youth For Climate, invité sur le plateau du 23h de franceinfo. "Camille est un nom d'usage car chez Youth For Climate nous n'avons pas envie de voir émerger des figures, donc on préfère faire des interventions en public avec d'autres noms. Nous sommes là pour le collectif et pas pour l'individu", explique-t-il.

Refaçonner le système

Militant écologiste mais abstentionniste, Camille n'ira pas voter : "Dans l'association certains vont aller voter. Ce n'est pas une consigne. On trouve qu'aujourd'hui la fonction présidentielle n'offre pas beaucoup de possibilités. On l'a vu avec Nicolas Hulot, qui même s'il n'était pas président, avait un rôle inefficace". Il constate avec amertume que l'écologie est un "tout petit point", des programmes et des campagnes des candidats.

"Je ne vais pas aller voter parce que je pense qu'il y a d'autres choses à faire qui sont plus intéressantes. Le 25 mars, on organise une mobilisation de grève des jeunes pour le climat par exemple", indique-t-il. En revanche, Camille s'est rendu aux urnes lors des dernières élections régionales : "On avait l'impression, avant d'être déçus, que selon qui allait être élu, on allait avoir une petite marge de manœuvre sur les sujets régionaux sur lesquels on militait". S'il était hypothétiquement élu président, il œuvrerait pour une "refonte totale du système", et estime qu'il faut s'attaquer au capitalisme, qu'il définit comme "la première cause du désastre écologique en cours."

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