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"Pour une France plus fraternelle", la Licra veut supprimer le mot "race" de la Constitution

A l'occasion de la présidentielle, la Licra a rendu publiques mercredi 50 propositions "pour une France plus fraternelle". L'association demande notamment de "supprimer le mot race dans l'article premier de la Constitution".
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Alain Jakubowicz, président de la Licra (MARTIN BUREAU / AFP)

A l'occasion de la présidentielle, la Licra a rendu publiques mercredi 50 propositions "pour une France plus fraternelle". L'association demande notamment de "supprimer le mot race dans l'article premier de la Constitution".

Liberté, égalité, fraternité : les valeurs de la République "ne sont ni de droite ni de gauche ..., elles sont notre bien commun, écrit la Licra (Ligue contre le racisme et l'Antisémitisme") dans un exergue à ses 50 propositions publiées mercredi.

Ces propositions visent, écrit encore la Licra, à renforcer "le vivre ensemble" "à l'aube d'une campagne qui s'ouvre sur fond d'une crise morale, économique et financière sans égale depuis 1929".

La race, "un concept scientifiquement inopérant"

La "Ligue contre le racisme et l'antisémitisme" demande notamment de "supprimer le mot 'race 'dans l'article premier de la Constitution". Et rappelle que ce "ce concept est scientifiquement inopérant pour l'espèce humaine et qu'il a servi de support aux discours qui ont précédé les pires actes criminels".

Parmi les autres propositions :

  • adopter, dans les règlements disciplinaires des fédérations sportives, un article spécifique qui distingue les actes de racisme des violences,
  • dépénaliser le séjour irrégulier des étrangers,
  • accorder le droit de vote et d'éligibilité, aux élections municipales et européennes, aux résidents étrangers non ressortissants de l'union européenne,
  • promouvoir la première convention internationale relative à la diffusion des contenus haineux sur Internet.

La Licra mentionne en fin de texte la liste des "contributeurs". On y trouve des socialistes comme Manuel Valls, Jean-Jacques Urvoas ou Najat Vallaud-Belkacem), des Verts comme Noël Mamère et des UMP comme Hervé Novelli ou Dominique Perben.

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