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Bernard Accoyer : "Je ne vais pas m'excuser de dire ce que je pense"

Le président de l'Assemblée nationale a jugé, mercredi, que "les conséquences" d'une arrivée de la gauche au pouvoir seraient comparables à celles "provoquées par une guerre". 

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France Télévisions
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Le président de l'Assemblée nationale, le 20 décembre 2011. (MIGUEL MEDINA / AFP)

Bernard Accoyer, le président UMP de l'Assemblé nationale a provoqué l'ire des socialistes en comparant, mercredi 11 janvier, une éventuelle alternance à gauche à une situation de guerre.

"Ne nous y trompons pas : si nous ratons ce rendez-vous de la responsabilité et du courage, les conséquences économiques et sociales pourraient être comparables à celles provoquées par une guerre"a déclaré le président de l'Assemblée lors de la présentation de ses vœux, à la mi-journée. 

David Doukhan, Stéphane Dépinoy, Thierry Curtet, Daniel Levy, France 2
 

"Je ne vais pas m'excuser de dire ce que je pense"

Le président des députés PS, Jean-Marc Ayrault, a exprimé mercredi son "indignation devant le comportement du président de l'Assemblée nationale" et demandé à ce qu'"il retire ses propos et présente ses excuses".

David Doukhan, Stéphane Dépinoy, Thierry Curtet, Daniel Levy, France 2
 

Interrogé jeudi 12 janvier au micro de RTL par Jean-Michel Aphatie, Bernard Accoyer a martelé : "Je ne vais pas m'excuser de dire ce que je pense et ce que je disais il y a plus d'un mois." Et d'ajouter que si "on ne peut plus parler du fond, il ne faut plus faire de politique !"

Lui qui avait aussitôt affirmé mercredi que ses "propos avaient été tronqués ou déformés", a réitéré sur RTL, déclarant qu'"on ne peut pas regretter des propos interprétés de façon partisane et déformés".

Si le programme de la gauche est mis en œuvre, "ce serait catastrophique"

Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, condamne : "Dans ces moments de crise, on a besoin d’hommes et femmes intelligents et pas d’hommes et de femmes qui profitent d’un perchoir pour brailler."

S'il continue d'affirmer ne pas viser spécifiquement la gauche, il estime néanmoins sur RTL qu'en cas de victoire de François Hollande, "s'il ne fait pas de réformes pour diminuer le nombre d'agents publics (…), s'il ne poursuit pas la réforme des retraites (…), et s'il remet en cause les politiques qui marchent, alors oui, les conséquences économiques et sociales et la baisse du niveau de vie seraient inéluctables".

Il juge aussi que la gauche fait un "amalgame entre politique fiscale et politique familiale" au sujet du quotient familial, et n'a pas de "direction" concernant la réduction des dépenses publiques. "Ce n'est pas en augmentant les impôts qu'on règlera le problème", estime-t-il.

La France a besoin de "réformes courageuses qui ne sont pas proposées par tous", dit-il. Et d'ajouter que si le programme de la gauche "était mis en œuvre, ce serait catastrophique". "On peut dire qu'un programme est dangereux", estime-t-il, rebondissant sur la sortie de Nadine Morano mercredi sur France Info qui affirmait que François Hollande était "un homme dangereux".

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