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Perte du "AAA" de la France : le compte à rebours est enclenché

La rumeur se fait de plus en plus pressante. Et plus elle enfle, plus se multiplient les déclarations dans l'entourage du Président, Nicolas Sarkozy, pour en atténuer la portée. La perte de la note "triple A" semble désormais inéluctable.
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L'agence Standard & Poor's envisage d'abaisser de deux crans le AAA  de la France. (AFP - ERIC PIERMONT)

La rumeur se fait de plus en plus pressante. Et plus elle enfle, plus se multiplient les déclarations dans l'entourage du Président, Nicolas Sarkozy, pour en atténuer la portée. La perte de la note "triple A" semble désormais inéluctable.

Tout et son contraire. En l'espace de quelques mois, on aura tout entendu : que la France ne perdrait pas son AAA puis les effets désastreux que provoquerait un tel scénario.

Volte-face. La dégradation de la note française ne relève plus de la pure fiction et la "catastrophe annoncée" n'est plus en vogue.

Après les propos de la ministre du budget, Valérie Pécresse, dimanche 11 décembre, c'est au tour d'Alain Juppé d'envisager, sans céder à la panique, une telle éventualité. Dans un entretien publié mercredi 14 décembre sur le site des Echos, le ministre des Affaires étrangères explique que "la perte du triple A... ne serait pas non plus un cataclysme".

A croire que les marchés et les agences de notation ont prise sur la psychologie des dirigeants.

Le tempo s'accélère, Juppé relativise

Depuis dix jours, tous les clignotants sont au rouge. Lundi 5 décembre, l'agence Standard & Poor's a placé sous surveillance négative les pays de la zone euro, envisageant d'abaisser non pas d'un, mais de deux crans, le triple "AAA" de la France. Ni plus, ni moins qu'une confirmation de ce qu'annoncent depuis des semaines nombre d'experts.

En résumé, le pire est à craindre, soulignent les plus pessimistes. Un jugement que préfère relativiser le ministre des Affaires étrangères : "Ce ne serait pas une bonne nouvelle, bien sûr, mais ce ne serait pas non plus un cataclysme", a dit Alain Juppé, dans un entretien publié mercredi sur le site des Echos.

Chronique d'une mort annoncée

Sur le réseau social "Twitter", fourni et scruté par experts, journalistes et autres responsables politiques", les "gazouillis" sont sans équivoque. La question n'est plus : "La France va-t-elle perdre son triple A ?", mais quand ?

Certains oiseaux de mauvais augures avancent une date très proche. "La dégradation de la note de la France par S&P est imminente et interviendra au plus tard vendredi soir", prévient "La France va perdre son triple A cette nuit", affirme même journaliste politique à France Inter.

Puis, viennent les commentaires : "Donc les deux plans de rigueur n'ont servi à rien? C'est bête quand même. #AAA #ToutCaPourCa", souligne . D'autres préfèrent en rire : "A partir de demain on va entendre parler d'andouillettes… #AAA",écrit .

Au-delà des jeux de mots qui inondaient le réseau mercredi soir, un seul chiffre, celui de la Bourse de Paris qui a terminé sur un fort repli de 3,33% en raison de la chute des valeurs bancaires.

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