Réforme constitutionnelle : les premiers débats démarrent à l'Assemblée nationale

Le projet de révision de la Constitution arrive ce mardi 26 juin en commission au Palais Bourbon. Il sera ensuite débattu dans l'hémicycle, au lendemain du discours que doit tenir Emmanuel Macron devant le congrès le 9 juillet. 

Le projet de révision constitutionnelle arrive en commission ce mardi 26 juin, avant d\'être débattu dans l\'hémicycle en juillet.
Le projet de révision constitutionnelle arrive en commission ce mardi 26 juin, avant d'être débattu dans l'hémicycle en juillet. (THOMAS SAMSON / AFP)

Le processus parlementaire s'annonce long alors que le projet de révision de la Consitution arrive ce mardi 26 juin en commission à l'Assemblée nationale. La majorité dispose de 9 mois pour tenter de convaincre suffisamment de parlementaires pour voter la réforme constitutionnelle. La bataille s'annonce difficile. Parmi les points qui font tiquer les députés, il y a la limitation du droit d'amendement. "Il ne faut pas y toucher", explique la socialiste Valérie Rabaud. "Sinon ça veut dire quoi ? Que les parlementaires ne servent à rien ?", s'interroge l'élue du Tarn-et-Garonne. 

Le centriste Jean-Christophe Lagarde lui aussi est réservé : "De tous les pays du monde, c'est le parlement qui à le moins de pouvoir dans une démocratie." Le député de Seine-Saint-Denis estime "qu’à force de déshabiller le parlement, les Français ne vont plus pouvoir s'opposer autrement que dans la rue."

Plusieurs voix réclament un référendum

Les élus communistes ont prévu de marquer solennellement leur opposition au projet de réforme lors du congrès de Versailles, où Emmanuel Macron doit tenir un discours le 9 juillet prochain. "Nous irons et nous prêterons serment devant la Salle du Jeu de Paume", explique Sébastien Jumel, député de Seine-Maritime, "pour dire qu'une république démocratique, solidaire est possible".

Communistes et Insoumis réclament un référendum tout comme certaines voix du groupe LR. "J'aurais souhaité que le peuple se détermine, cela fait partie de l'ADN de la Ve république", juge la députée Les Républicains des Bouches-du-Rhône, Valérie Boyer. Organiser un tel scrutin serait "un mauvais message" assure Sacha Houlié. Le député En marche ! de la Vienne en appelle "à la responsabilité de tout le monde" et compte sur le Sénat "où il y a beaucoup de sagesse".