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Olivier Besancenot veut construire une opposition à un éventuel gouvernement socialiste "dès le 7 mai"

Les socialistes sont attendus au tournant dès le 7 mai, en cas de victoire de François Hollande. Olivier Besancenot a expliqué jeudi 12 avril sur i-Télé qu’il souhaitait construire une "opposition la plus unitaire qui soit" au gouvernement.
Article rédigé par Francetv 2012
France Télévisions
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Olivier Besancenot, ancien porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

Les socialistes sont attendus au tournant dès le 7 mai, en cas de victoire de François Hollande. Olivier Besancenot a expliqué jeudi 12 avril sur i-Télé qu'il souhaitait construire une "opposition la plus unitaire qui soit" au gouvernement.

Olivier Besancenot (NPA) a souhaité jeudi une rencontre avec les socialistes "dès le 7 mai", au lendemain du second tour de la présidentielle, en cas de victoire de François Hollande, revendiquant "dès maintenant le droit à l'impatience".

Si M. Hollande est élu, le PS souhaiterait "avoir à faire à gauche", uniquement à "des anciens alliés ou des anciens amis", a soutenu le facteur de Neuilly sur i-Télé, "eh bien, il faudra aussi compter avec ceux qui sont indépendants" du Parti socialiste, a-t-il ajouté.

Il faut "construire l'opposition la plus unitaire qui soit, à la gauche" d'un gouvernement dirigé par les socialistes, et qui réunirait avec le NPA "le Front de gauche, Lutte ouvrière et les centaines de milliers de militants du mouvement social", a poursuivi le soutien du candidat du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) à la présidentielle, Philippe Poutou.

"Patience, patience, patience"

A la question de savoir s'il souhaitait une rencontre "dès le 7 mai" avec les socialistes, en cas de victoire de M. Hollande, M. Besancenot a répondu par l'affirmative. "Dès le 7 mai", a-t-il dit, revendiquant "dès maintenant le droit à l'impatience" car "rien ne sera réglé" avec une victoire du candidat PS.

Dans un tel scénario, "on aura un PS qui aura tous les leviers du pouvoir (...) Il va nous dire quoi ? Patience, patience, patience", a-t-il affirmé, insistant : "On va nous dire quoi ? Il va falloir se serrer la ceinture".

L'ancien candidat à la présidentielle l'avait déjà annoncé pendant l'émission les "4V" de France 2 début avril. "On sait ce que va nous dire le Parti socialiste : ‘patience', avait-il souligné. Et bien, nous nous revendiquons le droit à l'impatience, ça fait trop longtemps qu'on se fait balader."

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