L'ancien candidat à la présidentielle Philippe Poutou annonce avoir été licencié de l'ex-usine Ford près de Bordeaux

En raison de son statut de délégué syndical, son licenciement est passé par une autorisation administrative. L'usine Ford de Blanquefort a fermé cet été. Elle comptait plus de 800 salariés.

Philippe Poutou, le 27 janvier 2020, lors d\'une manifestation devant le tribunal judiciaire de Bordeaux (Gironde). 
Philippe Poutou, le 27 janvier 2020, lors d'une manifestation devant le tribunal judiciaire de Bordeaux (Gironde).  (VALENTINO BELLONI / HANS LUCAS / AFP)

Philippe Poutou a été licencié. L'ex candidat NPA (Nouveau parti anticapitaliste) aux élections présidentielles de 2012 et 2017 n'est désormais plus ouvrier l'ex-usine Ford de Blanquefort (Gironde) qui a fermé ses portes en juillet 2019, entraînant le licenciement des 800 salariés du site. "Je viens de recevoir aujourd’hui l’autorisation administrative de mon licenciement", indique le militant du NPA. En tant que délégué CGT dans l'entreprise, son licenciement est passé par une demande d'autorisation de l'inspection du travail.

Il ironise au passage sur la possible candidature d'Edouard Philippe aux élections municipales : "Contrairement au 1er ministre Edouard Philippe, si je suis élu maire de Bordeaux, je ne resterai pas ouvrier à l’usine Ford de Blanquefort." Philippe Poutou, âgé de 52 ans, est effectivement candidat aux municipales à Bordeaux.

Il a présenté une liste "anticapitaliste" rassemblant le NPA , LFI (La France insoumise), des associatifs et des "gilets jaunes", excluant tout futur accord avec les écologistes et la gauche. Cette liste Bordeaux en luttes, "ouverte au milieu militant, associatif et contestataire", entend "dénoncer les injustices sociales", a-t-il assuré lors d'une conférence de presse.