Retard dans la remise du rapport sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes : l'étau se resserre, les opposants dans l’attente

Le rapport sur le projet contesté de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) ne sera très probablement pas rendu vendredi 1er décembre. Les parties en présence aspirent à ce que le suspense ne s’éternise pas.

Des opposants au projet d\'aéroport de Notre-Dame-des-Landes manifestent le 21 octobre 2017 (Illustration).
Des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes manifestent le 21 octobre 2017 (Illustration). (LOIC VENANCE / AFP)

Selon Matignon, le rapport de la médiation sur le projet contesté de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) ne sera publié que le 13 décembre alors qu'il est terminé et seulement en phase de relecture. Preuve qu'à l'approche de la décision, l'étau se resserre autour de ce dossier politiquement sensible.

Déception des opposants avant le sommet climat

Pour les opposants au transfert de l'aéroport, ce nouveau retard est la bien preuve d'une certaine fébrilité de Matignon. "Nous avions imaginé que le rapport étant rendu début décembre, l’annonce de l’arrêt du projet serait faite par Emmanuel Macron en personne au moment du sommet climat puisque ce projet de transfert d’aéroport est un projet que nous considérons comme climaticide. Il doit y avoir beaucoup de pressions", réagit Françoise Verchère, co-présidente du comité des élus opposés à Notre-Dame-des-Landes,

La décision plus importante que le rapport

Du coté des partisans à l'aéropot de Notre-Dame-des-Landes, ce rapport n'est pas décisif. Qu'il soit publié avec une dizaine de jours de retard ne compte pas pour Alain Mustière, président des Ailes de l'Ouest. "Moi ce qui m’importe, c’est que la décision soit prise avant le 31 décembre, explique-t-il. Il existe deux autres rapports avant, un vote, les décisions de justice : ce n’est pas le rapport en soi qui préconise une décision. Ce qui m’intéresse, c’est que la décision soit prise et soit favorable."

Les trois médiateurs ont auditionné plus de 200 personnes et fait travailler plusieurs bureaux d'étude sur la question du transfert de l'aéroport. Tous espèrent que le suspens ne durera pas trop longtemps.