DIRECT. Notre-Dame-des-Landes : 500 personnes manifestent leur soutien aux zadistes à Nantes

Quelque 2 500 gendarmes et policiers sont mobilisés pour l'opération d'évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, qui a débuté dans la nuit de dimanche à lundi.

Nicole Klein, alors préfète de la région Pays-de-la-Loire, le 19 mars 2018 à Paris.
Nicole Klein, alors préfète de la région Pays-de-la-Loire, le 19 mars 2018 à Paris. (LOIC VENANCE / AFP)
Ce qu'il faut savoir

La ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) est évacuée au pas de charge, lundi 9 avril. La préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, a expliqué dans l'après-midi que l'objectif de démanteler une "quarantaine de squats" sur 97 était "presque atteint", ajoutant que l'opération était "parfaitement dans les règles". En début de soirée, une manifestation de soutien a débuté, à Nantes, réunissant environ 500 personnes. Plusieurs autres rassemblements sont prévus à Saint-Étienne, au Puy-en-Velay, à Rennes ou encore à Saint-Brieuc.

L'évacuation a commencé à l'aube. "A partir de 6 heures, la gendarmerie nationale [a débuté] une opération d'expulsion des occupants illégaux des terrains de la zone de Notre-Dame-des-Landes", indique le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. Quelque 2 500 gendarmes et policiers, dont 25 escadrons de gendarmerie mobile, ont été mobilisés pour cette opération.

"Une centaine de personnes" à déloger. Sur Europe 1, le ministre de l'Intérieur a précisé que les forces de l'ordre seraient maintenues sur place "tant qu'il sera nécessaire" pour empêcher de nouvelles occupations. "J'espère (...) que dans les quelques semaines, l'ordre sera revenu à Notre-Dame-des-Landes", a ajouté Gérard Collomb.

Sept personnes interpellées. Dans le détail, six personnes ont été arrêtées pour détention de stupéfiants et d'explosifs et une autre pour violence sur un agent de la force publique. Un gendarme a été blessé à l'œil : il souffre d'un décollement de la rétine après avoir été touché par un tir d'artifice, probablement une fusée artisanale. Il a été transporté au CHU de Nantes, dont il est sorti dans l'après-midi.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #NDDL

21h33 : "Je crains de nouveaux débordements et j'appelle aujourd'hui à l'arrêt de toute l'opération pour revenir au calme, car la violence appelle la violence."

Interrogée par franceinfo, la co-présidente du groupe Europe Écologie-Les Verts au conseil régional des Pays de la Loire estime que "le gouvernement commet une énorme erreur stratégique" en faisant évacuer la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

19h57 : Bonsoir @Madec22, nos confrères de Presse Océan évoquaient il y a 45 minutes une mobilisation allant de 800 à 1000 personnes dans les rues de Nantes. Voici de nouvelles images de nos confrères de France Bleu.

19h57 : Pas de grosse mobilisation apparemment à Nantes . Vous avez un chiffre ?

19h35 : Dans un communiqué de presse, la maire de Nantes se dit attachée à la sécurité de ses administrés et en appelle "à la responsabilité de chacune et chacun" lors de l'évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. La manifestation de soutien aux évacués continue par ailleurs dans sa ville.

18h45 : Retour à Nantes, où un rassemblement de soutien aux zadistes évacués aujourd'hui a lieu devant la préfecture. Voici des images.

17h51 : Selon nos collègues de France 3 Pays de la Loire, la manifestation annoncée en début de soirée à Nantes aura des conséquence sur la circulation des bus du département.

17h42 : Si vous êtes de passage ou que vous habitez à Nantes, la police vous déconseille de circuler aux alentours de la préfecture de Loire-Atlantique, où des manifestants commencent à arriver.

17h46 : Cités par une journaliste de Ouest-France, les zadistes affirment que six personnes ont été blessées dans leurs rangs depuis le début de cette journée d'expulsions.

17h17 : La préfète de la région Pays-de-la-Loire martèle que les occupants du site "non bâti" des 100 Noms "n'ont déposé aucun projet", d'où leur expulsion. "Si les 100 Noms veulent s'inscrire dans un projet agricole, ils déposeront un projet agricole", leur suggère-t-elle.

17h14 : En conférence de presse, Nicole Klein affirme que les squats constitués de "constructions précaires" n'ont "pas leur place" à Notre-Dame-des-Landes. Elle affirme que les personnes expulsées se sont vues proposer des solutions de relogement, qu'elles ont toutes refusées.

17h11 : L'opération en cours à Notre-Dame-des-Landes n'est "en aucun cas une surprise", souligne la préfète de la Loire-Atlantique.

17h08 : "Les zadistes veulent nous chasser ; les gendarmes ne veulent pas qu'on soit là."

Pas facile d'être journaliste à Notre-Dame-des-Landes aujourd'hui, comme certains le racontent dans notre article.

17h00 : Dans quelques instants, la préfète de la région Pays-de-la-Loire, Nicole Klein, doit s'exprimer en conférence de presse. Vous pourrez suivre son intervention dans notre direct.

16h40 : 2500 policiers pour 10 personnes expulsées... c'est moi ou ce déploiement est aberrant ?

16h39 : véritable massacre débuté à 3h ce matin, des millions d'€ partis en fumée : hommes, véhicules, matériels, tombereaux de lacrymo, grenades etc "Le nombre de personnes expulsées s'élève à 10, selon les autorités"

16h39 : Ce qui est inacceptable, c'est qu'on a attendu si longtemps pour évacuer tous ces squatteurs

16h38 : Mais tous ces gens qui s’insurgent contre l’évacuation de la zad se rappellent-ils l’ultimatum qu’avait fixé le gouvernement pour son évacuation fin mars ?!

16h38 : Dans les commentaires, vous n'avez pas tous la même perception des expulsions en cours à Notre-Dame-des-Landes.

16h57 : Selon le site Reporterre, le site des 100 Noms est en cours de destruction après l'expulsion de ses occupants. Un journaliste de France 3 avait vu des pelleteuses arriver sur place. Pendant ce temps, un journaliste du Monde suit des zadistes qui tentent de monter des barricades.

16h26 : "Le gouvernement a choisi la démonstration de force plutôt que le dialogue. Cette méthode est inacceptable."


Le patron de Greenpeace affirme que l'expulsion des occupants du site des 100 Noms, "où bergerie, potagers et autres projets agricoles fleurissent", est une "illustration" de "l’absurdité de l’action du gouvernement sur place et de l’incohérence de son discours".

16h23 : Le ministère de l'Intérieur annonce que le gendarme victime d'un décollement de la rétine à Notre-Dame-des-Landes "a quitté l'hôpital".

16h18 : Parmi les sept personnes interpellées, une a été arrêtée pour "violence sur agent de la force publique" et six pour "détention de stupéfiants et d'explosifs (pétards)", selon la Place Beauvau.

16h15 : Dans un point de situation à 15h30, le ministère de l'Intérieur affirme que trois sites ont été "déconstruits", que sept sont "en cours de déconstruction" après des expulsions et que trois sont "en cours d'expulsion". Le nombre de personnes expulsées s'élève à 10, selon les autorités, qui font état de "quelques poches de résistance".

16h15 : Le ministère de l'Intérieur affirme avoir "traité" 13 squats et interpellé 7 personnes depuis ce matin à Notre-Dame-des-Landes.

15h48 : Ce matin, la préfète avait assuré que les personnes qui avaient déposé des projets agricoles ou qui comptaient le faire ne seraient pas visées par les expulsions. Concernant les 100 Noms, les projets sur place n'avaient pas été déclarés à la Mutualité sociale agricole.

15h46 : Après l'évacuation du site des 100 Noms, la préfète, Nicole Klein, se justifie en affirmant que "le projet agricole n'est pas complètement évident" et que "c'est surtout la proximité de la route qui justifie ce démantèlement".

15h40 : Sur Twitter, un sénateur écologiste fait part de sa "grande inquiétude" après l'évacuation de la ferme des 100 Noms, dont un journaliste du Monde a retrouvé les animaux.

15h37 : Interrogé par Reporterre, un habitant du site des 100 Noms, qui a été évacué du toit d'un hangar, affirme qu'il "ne s'attendait pas à être expulsé" et que les policiers et gendarmes "font une très grande erreur stratégique".

15h32 : "C’est inacceptable et cela risque d’embraser toute la zone."

Cet opposant dénonce le sort de la ferme des 100 Noms, dont les occupants ont été expulsés et "qui est en train d'être détruite" alors que "c'était un projet agricole". Il menace la préfecture d'une mobilisation d'ampleur demain sur place.





(PRESSE OCEAN / YOUTUBE)