Notre-Dame-des-Landes : les zadistes rencontrent les autorités mercredi

"Nous répondons à cette invitation, mais [...] ce ne sont pas du tout des conditions pour un véritable dialogue."

Des zadistes affrontent des gendarmes à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), le 15 avril 2018.
Des zadistes affrontent des gendarmes à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), le 15 avril 2018. (DAMIEN MEYER / AFP)

Le dialogue est relancé. Après plus d'une semaine d'opérations de gendarmerie, une délégation de zadistes de Notre-Dame-des-Landes rencontrera la préfète de Loire-Atlantique mercredi 18 avril, a pu confirmer franceinfo d'après une information de Ouest-FranceNicole Klein avait écrit à la délégation du mouvement anti-aéroport, qu'elle avait déjà reçue fin février, pour leur demander de "venir [la] voir" dans la semaine et ainsi montrer des "signes de bonne volonté de rentrer dans les règles de droit".

"Le mouvement [d'occupation] a décidé hier [lundi] de répondre à la proposition de la préfète" d'un rendez-vous en préfecture, ont déclaré à l'AFP plusieurs occupants de la ZAD mardi matin, alors que les autorités ont laissé jusqu'au 23 avril aux zadistes pour régulariser leur situation. "Nous répondons à cette invitation, mais en posant clairement que cet ultimatum du 23, qui est un temps très très court, ce ne sont pas du tout des conditions pour un véritable dialogue. Cela ressemble plus à un couperet", a estimé une occupante, utilisant le prénom générique "Camille". "Il faut qu'on se donne plus de temps dans les négociations", a renchéri un autre occupant.

La menace de nouvelles expulsions

Pour la préfète Nicole Klein, l'objectif de cette rencontre est de "rappeler les conditions de projets agricoles sur la zone", où l'agriculture doit répondre "aux mêmes règles" qu'ailleurs : adhérer à la mutualité sociale agricole, "payer son eau et son électricité, laisser les chemins accessibles à tous". "Il n'y a pas de zone de non-droit", a-t-elle répété.

"Je ne préjuge rien de la réunion de demain. S'ils viennent pour me dire 'on ne donnera pas nos noms', s'ils ne répondent pas a minima à cette demande, le président de la République a été très clair, il y aura de nouveau des expulsions", a-t-elle assuré.