Notre-Dame-des-Landes : entre destruction et reconstruction

La fin des opérations d'évacuation du vendredi 13 avril à Notre-Dame-des-Landes ne signifie pas le retour à l'état de droit, car la ZAD est toujours occupée, et les opposants de plus en nombreux. C'est une nouvelle phase qui s'ouvre maintenant.

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C'est l'opération coup de poing des gendarmes ce matin : détruire les barricades qui empêchent la circulation sur la ZAD. Enlever toutes les barrières érigées par les occupants, un travail méthodique dans une ambiance très tendue. Le face-à-face avec les zadistes continue. Le but n'est plus de détruire ces constructions toutes proches. Le but, c'est de dégager les routes, mais des zadistes se sont installés sur le toit de cette maison. "On a peur qu'il y ait des morts, faut que ça cesse, c'est n'importe quoi là", explique cette jeune femme.

Les routes, un enjeu 

Les gendarmes se replient quand ils ont dégagé les barricades. Mais dès qu'ils sont partis, les zadistes reviennent, et reconstruisent. Deux routes, la D81 et la D281, traversent la ZAD. Les autorités entendent bien les contrôler. Pour l'heure, les forces de l'ordre à peine parties, déjà les zadistes reviennent, et improvisent une barricade. Plus loin les restes de plusieurs cabanes détruites par les forces de l'ordre : là aussi, les occupants sont de retour. Ils trient les débris, dans le but de reconstruire "prochainement", une volonté affichée aussi sur des banderoles.

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Des gendarmes dégagent une route de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), le 12 avril 2018.
Des gendarmes dégagent une route de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), le 12 avril 2018. (DAMIEN MEYER / AFP)