Cet article date de plus de deux ans.

Notre-Dame-des-Landes : la décision d'abandonner l'aéroport est "une trahison", réagit la maire de Nantes

La maire de Nantes, Johanna Rolland, dénonce mercredi sur franceinfo l'abandon annoncé du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Pour elle, "le gouvernement cède à la facilité et au chantage de la violence".

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Johanna Rolland, la maire de Nantes, dénonce l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. (MAXPPP)

La décision d'abandonner le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes est "un mauvais coup porté au Grand-Ouest et pour nous, une trahison", a réagi mercredi 17 janvier Johanna Rolland, la maire de Nantes, au micro de France Bleu Loire Océan. Selon elle, cela "affaiblit l'Etat de droit". Elle met en avant "180 décisions de justice toutes favorables au transfert" de l'aéroport Nantes Atlantique sur Notre-Dame-des-Landes. La maire de Nantes tient à souligner que "Paris n'est pas toute la France", en réponse au Premier ministre, Edouard Philippe, qui a mis en avant l'enjeu "de relier plus rapidement les grands aéroports parisiens" à Nantes.

>>> Notre-dame-des-Landes : suivez notre direct.

Des questions non résolues

Johanna Rolland s'interroge également sur les questions qui restent en suspens. "Comment répondre aux besoins de connexion des entreprises avec l'Europe et le monde", lance-t-elle. Elle se demande également comment "répondre aux besoins légitimes de mobilité des citoyens" et "continuer à exister sur la carte de l'Europe pour influer sur les financements des projets comme sur le choix d'implantation d'activités." Toutes ce questions demeurent non résolues selon elle. 

Par ailleurs, "la question de la sécurité et des nuisances sonores reste entière", souligne la maire de Nantes, rappelant que 45 000 personnes aujourd'hui, 67 000 demain resteront exposées à subir ces nuisances. "Par cette décision, par l'absence d'évacuation de la ZAD, le gouvernement cède à la facilité, au chantage de la violence", tempête encore Johanna Rolland.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.