Le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes est "surdimensionné", selon un rapport

Les auteurs du rapport proposent notamment de réduire le futur aéroport à une seule piste, qu'ils jugent suffisante.

Des opposants au projet d\'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le 27 février 2016, au Temple-de-Bretagne près de Nantes (Loire-Atlantique).
Des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le 27 février 2016, au Temple-de-Bretagne près de Nantes (Loire-Atlantique). (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)

Le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes est "surdimensionné" par rapport aux besoins, estime un rapport d'experts remis à la ministre de l'Environnement, Ségolène Royal. Le texte suggère de le revoir à la baisse ou d'agrandir l'aéroport de Nantes Atlantique.

"Les différents scénarios étudiés se résument en un choix entre une modernisation de Nantes Atlantique et un aéroport sur le site de Notre-Dame-des-Landes redimensionné à une seule piste", conclut le rapport, qui doit être mis en ligne mardi après-midi. La ministre avait chargé, à la mi-janvier, trois ingénieurs généraux d'examiner les alternatives ou solutions "complémentaires" à ce projet qui déchire riverains, opérateurs, élus et défenseurs de l'environnement.

S'adapter aux besoins d'un trafic intra-européen

La synthèse d'une soixantaine de pages s'appuie notamment sur les nombreuses études déjà réalisées. Pour ces experts, qui ont aussi étudié les autres sites possibles, le choix de Notre-Dame-des-Landes "apparaît encore comme un compromis acceptable, malgré des difficultés à ne pas sous-estimer".

"Au lieu d'un projet à deux pistes de 3 600 m, dont l'une à 60 m de largeur, qui était celui d'un aéroport à vocation intercontinentale, la mission suggère de retenir un projet à une seule piste de 2 900 m de longueur et 45 m de largeur, jugée suffisante pour les besoins d'un trafic essentiellement intra-européen", proposent les ingénieurs.

Un texte pour "nourrir le débat"

Cependant, la transformation de Nantes Atlantique reste une autre option, soulignent les auteurs, mais "les questions de bruit resteraient prégnantes". Et la nécessité de maintenir l'aéroport ouvert pendant les travaux pourrait "peser sérieusement" sur les coûts.

Ce texte vise à "nourrir le débat", selon le ministère, en vue du référendum promis par François Hollande. A ce stade, la consultation est fixée au mois de juin, a annoncé Manuel Valls, qui espérait un début des travaux de l'aéroport en octobre 2016.