DIRECT. Notre-Dame-des-Landes : Edouard Philippe promet une décision "claire et assumée" d'ici "fin janvier"

Nouvel aéroport, extension de l'ancien, autre solution ? Une "décision définitive sera prise au plus tard en janvier", promet Emmanuel Macron.

Des partisans du projet d\'aéroport de Notre-Dame-des-Landes manifestent devant l\'actuelle infrastructure, le 14 octobre 2017 à Bouguenais (Loire-Atlantique).
Des partisans du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes manifestent devant l'actuelle infrastructure, le 14 octobre 2017 à Bouguenais (Loire-Atlantique). (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)
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Ce qu'il faut savoir

Les trois médiateurs chargés de sortir de l'impasse le dossier de Notre-Dame-des-Landes ont remis, mercredi 13 décembre, leur rapport au Premier ministre Edouard Philippe. Le chef du gouvernement a confirmé qu'une "décision claire et assumée" serait prise "avant fin janvier", conformément à ce qu'a annoncé Emmanuel Macron mardi.

Deux solutions pour le gouvernement. Le document assure que les deux options – construire Notre-Dame-des-Landes ou réaménager l'aéroport existant – sont "raisonnablement envisageables". Il pointe toutefois "l'absence de solution parfaite, chaque option apparaissant marquée par au moins un handicap significatif" : l'environnement et l'étalement urbain pour le projet de Notre-Dame-des-Landes, les nuisances sonores "significatives" pour l'aménagement de Nantes Atlantique.

 Les zadistes bientôt délogés ? Le rapport rendu sur Notre-Dame-des-Landes préconise, par ailleurs, l'évacuation de la ZAD "dès la décision gouvernementale", qu'elle soit en faveur du nouvel aéroport ou non. Entre 200 et 300 personnes l'occupent actuellement. "Le ministre de l'Intérieur gérera avec sang-froid, en évitant qu'il y ait des morts, et en appelant au calme de part et d'autre", assure Gérard Collomb.

Un aéroport polluant ? Les experts mettent l'accent sur la nécessité d'une ligne de transports en commun, tel un tram-train, pour desservir Notre-Dame-des-Landes. Sinon les émissions seront pires, prévoient-ils, car les 2 000 salariés de l'aéroport devraient prendre leur voiture pour aller travailler au nord du département alors que la plupart résident au sud.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #NDDL

23h50 : "Si le processus démocratique avait bien fonctionné, on n'en serait pas là", affirment les médiateurs sur franceinfo. Au terme de six mois de médiation, ils ont "retenu deux propositions" : soit la construction d'un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, soit le réaménagement de l'aéroport de Loire-Atlantique.

18h54 : Que sont devenues les ZAD (zones à défendre) qui se sont constituées un peu partout en France ces dernières décennies ? Notre-Dame-des-Landes, Sivens, Roybon, franceinfo fait le bilan.

16h21 : Edouard Philippe a évoqué à nouveau la remise du rapport sur Notre-Dame-des-Landes lors des questions au gouvernement : "Avant la fin de mois de janvier, le gouvernement aura pris une décision, la fera connaître, l'assumera, et nous pourrons avancer."

15h30 : "Est-ce que le président de la République va capituler devant les ultras violents ? Est-ce qu'aujourd'hui en France, la violence des ultras peut payer ? Ce sera la réponse du président de la République".

Bruno Retailleau, fervent partisan du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes quand il dirigeait la région Pays de la Loire, réagit sur franceinfo à la remise d'un rapport de médiateurs sur le sujet. Il estime qu'un abandon du projet en janvier serait "une capitulation terrible. Ce sera une défaite de la République et de la démocratie".

13h49 : Bonjour. Ne peut-on pas regarder le problème de l’aéroport à Nantes d’un point de vue plus large ? J’habite dans la Manche. Mon aéroport le plus proche est St Jacques de la Lande au sud-ouest de Rennes (à 86 km de NDDL). Je dois déjà faire 100 km pour prendre un avion à Rennes. La position géographique de St Jacques est beaucoup plus centrale que NDDL. Ne serait-il pas beaucoup plus logique de développer l’aéroport de Rennes ?

13h49 : Bonjour je suis très étonné que vos journalistes présentent encore la consultation sur notre Dame des Landes comme un "référendum". De plus cette consultation est tronquée puisque la zone de vote était très limitée et ne prenait pas en compte la Bretagne, alors que celle ci participe au cout de l'opération et est directement concernée.

13h49 : Bonjour. Depuis le temps, je ne sais pas si un gouvernement aura le courage de dire "oui on fait l'aéroport" ou "non on l'abandonne". Il y a quand même eu un référendum dans le 44, et finalement le gouvernement de M. Hollande n'en a pas tenu compte.

13h49 : Dans les commentaires, les lecteurs expriment des avis contrastés sur le sort de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, et notamment au sujet de la consultation organisée l'an dernier, dans laquelle la majorité des votants étaient favorables au projet. Et qui ne portait effectivement pas le nom de référendum.

13h46 : Si vous voulez lire par vous même le résultat du travail des médiateurs au sujet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, leur rapport a été mis en ligne.

13h01 : Bonjour @anonyme. Une partie des terres est occupée par des paysans qui ont refusé de partir. Le reste appartient à Vinci. Certains des paysans expropriés continuent à les exploiter, et une autre partie de ces terres est occupée par les zadistes, résume le site Politis (qui ne cache pas, par ailleurs, son opposition au projet). Ces derniers mois, les opposants investissent de nouvelles parcelles dans l'espoir de pouvoir y rester si le projet est abandonné, explique Ouest-France.

13h01 : Je pensais que tous les agriculteurs avaient été expropriés pour l'achat des parcelles et la construction de l'aéroport. Que deviendront ces terres si le projet ne se fait pas ?

13h00 : Une question à laquelle je ne trouve nulle part la réponse : à qui appartiennent les terres où sont installés les zadistes à NDDL ? Merci !

12h54 : Dans leur texte, les trois médiateurs écrivent que les analyses "confirment l'absence de solution parfaite, chaque option apparaissant marquée par au moins un handicap significatif sur un critère particulier" : l'environnement et l'étalement urbain pour le projet de Notre-Dame-des-Landes, les nuisances sonores "significatives" pour l'aménagement de Nantes Atlantique.

12h48 : Le rapport rendu sur Notre-Dame-des-Landes préconise, par ailleurs, l'évacuation de la ZAD "dès la décision gouvernementale", qu'elle soit en faveur du nouvel aéroport ou non. Entre 200 et 300 personnes l'occupent actuellement, dont certains se préparent à une confrontation violente en cas de tentative de les déloger. A l'inverse, des zadistes expliquent à Libération réfléchir à une future occupation légale des terres agricoles, si le projet était abandonné.

12h41 : En attendant, les trois médiateurs auteurs de ce nouveau rapport présenteront leur travail dans une conférence de presse à 13 heures, que nous suivrons dans ce direct.

12h55 : Edouard Philippe promet que la décision du gouvernement sur l'aéroport sera "claire et assumée", et sera prise avant "fin janvier". Le rapport assure que les deux options – construire Notre-Dame-des-Landes ou réaménager l'aéroport existant – sont "raisonnablement envisageables".

12h36 : "Je retiens que les besoins liés au développement du transport aérien du Grand Ouest justifient le développement d'une plateforme. Il existe deux façons de répondre à ce besoin : la première serait de réaliser Notre-Dame-des-Landes tel qu'il a été conçu, la seconde, est c'est un élément nouveau, serait un réaménagement complet de l'aéroport Nantes Atlantique."

Le Premier ministre reçoit le rapport des médiateurs sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Il n'annonce pas pour quelle solution penche le gouvernement, mais estime que c'est la première fois qu'un rapport présente le problème comme un choix entre ces deux possibilités, et non simplement comme un débat pour ou contre le projet de Notre-Dame-des-Landes.

11h42 : Quel que soit le contenu du rapport des médiateurs sur le dossier de Notre-Dame-des-Landes remis ce midi au gouvernement et quelle que soit la réponse d'Emmanuel Macron, au plus tard en janvier, les zadistes affirment leur détermination. "Même si on part, d'autres viendront", ont-ils indiqué à France Bleu Loire Océan.

10h57 : François Hollande "pense que ce n'est pas une bonne idée de faire cet aéroport" de Notre-Dame-des-Landes, a affirmé ce matin sur franceinfo son ancienne ministre écologiste Cécile Duflot. "Il ne l'a jamais dit publiquement. Il l'a dit à moi", a-t-elle assuré. Le rapport des médiateurs sur le sujet doit être remis à la mi-journée au gouvernement.

08h44 : "Un président de la République ne peut pas s'asseoir sur un projet qui touche 8 millions d'habitants de l'ouest de la France."


Interrogé sur franceinfo, Philippe Grosvalet, favorable à l'aéroport Notre-Dame-des-Landes, estime que "le moment est venu" pour Emmanuel Macron "de prendre une décision". Il rappelle que la déclaration d'utilité publique de ce projet a été confirmée par 179 décisions de justice favorables et par un référendum.

08h31 : "On a un peu d'espoir. C'est la première fois qu'on étudie la piste de l'agrandissement de l'aéroport existant", déclare sur franceinfo, Sylvain Fresneau, paysan à Notre-Dame-des-Landes, président de l’Adeca (Association de Défense des exploitants agricoles) et membre de l'Acipa (Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d'aéroport de NNDL).

08h24 : Barbara Pompili, députée LREM de la Somme et Présidente de la commission du développement durable à l’Assemblée Nationale, était l'invitée des "4 Vérités" ce matin sur France 2. Elle s'est dite opposée à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et à une évacuation violente de la ZAD, alors qu'un rapport de médiateurs doit être rendu aujourd'hui.

06h54 : Selon les documents consultés par franceinfo, le nouvel aéroport émettrait 12% de CO2 de plus que l'agrandissement de l'aéroport de Nantes-Atlantique.

06h49 : Les médiateurs remettent donc leurrapport sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes à 11h30 au Premier ministre Edouard Philippe. Ils se sont appuyés sur plusieurs expertises, dont l'évaluation, pour la première fois, de l'impact climatique de la construction.