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Le retour en politique de Nicolas Sarkozy est-il illégal ?

Le Parti de gauche affirme que les fonctions de Nicolas Sarkozy au sein du Conseil constitutionnel, dont il est membre en tant qu'ancien président de la République, l'empêchent de briguer la présidence de l'UMP.

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France Télévisions
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Nicolas Sarkozy arrive à l'hôtel Royal Monceau, à Paris, le 19 septembre 2014. (JEROME MARS /JDD / SIPA)

C'est la loi : selon l'article 2 du décret du 13 novembre 1959, un membre du Conseil constitutionnel ne peut pas "occuper au sein d'un parti ou groupement politique tout poste de responsabilité ou de direction". Or, en tant qu'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy siège à vie dans cette institution. Ce que n'a pas manqué de souligner le Parti de gauche, dans un communiqué, dimanche 21 septembre.

Le parti de Jean-Luc Mélenchon rappelle ainsi à celui qui brigue la présidence de l'UMP qu'il a des "obligations de membre de droit du Conseil constitutionnel". Techniquement, selon les règles du Conseil, Nicolas Sarkozy ne peut pas renoncer à son statut de Sage de la rue Montpensier. Mais il peut s'abstenir de participer au Conseil constitutionnel dès lors qu'il réinvestit le champ politique, a indiqué une source à l'AFP.

C'est d'ailleurs ce qu'il avait décidé après le rejet de ses comptes de campagne en 2012 par... le Conseil constitutionnel, rappelle Europe 1. Un argument que rejette le Parti de gauche. "Certes, Nicolas Sarkozy a décidé de ne plus y siéger, mais il peut à tout moment revenir sur sa décision. Tout comme il vient de revenir sur sa parole de se retirer de la vie politique en cas de défaite en 2012", fait valoir le parti de Jean-Luc Mélenchon.

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