Affaire des écoutes : jugé en appel, Nicolas Sarkozy se veut "serein et combatif"

Nicolas Sarkozy à nouveau devant la justice, dans l'affaire dite des écoutes. L'ancien chef de l'Etat comparaît à partir de lundi après-midi et pendant deux semaines devant la cour d'appel de Paris.
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Radio France
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L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy à Nancy (Meurthe-et-Moselle) le 13 octobre 2022 (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)

Nouveau rendez-vous judiciaire pour l'ancien président de la République. Nicolas Sarkozy devra à nouveau s'expliquer sur sa responsabilité dans l'affaire des écoutes. Un procès en appel après une lourde condamnation en première instance. En mars 2021, il avait été condamné à trois ans de prison dont un an ferme, avec un aménagement de peine : une assignation à résidence sous bracelet électronique. Six mois plus tard, nouvelle condamnation dans l'affaire Bygmalion, pour laquelle l'ancien chef de l'Etat a également fait appel.

Dans l'affaire des écoutes, la condamnation avait été la même pour les deux autres prévenus, Gilbert Azibert et Thierry Herzog. Ce dernier, ex-avocat de Nicolas Sarkozy, était aussi interdit d'exercer sa profession pendant cinq ans. Peine suspendue, comme le bracelet électronique pour les trois hommes, le temps de la procédure judiciaire. 

Une affaire dans l'affaire

Le point de départ, c'est l'enquête sur les soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Après son départ de l'Elysée en 2012, les juges le mettent sur écoute, et tombent en 2014 sur les conversations qu'il a avec son avocat sur une ligne ouverte au nom du fameux "Paul Bismuth". Echanges qui intéressent les magistrats  c'est décidément un dossier à tiroirs  pour une troisième procédure : l'affaire Bettencourt.

Il est reproché à l'ancien chef de l'Etat d'avoir voulu obtenir des informations confidentielles sur cette affaire Bettencourt, plus précisément sur le pourvoi en cassation qu'il a formé. Nicolas Sarkozy est soupçonné d'avoir même tenté d'influencer la décision de la plus haute juridiction française, par l'intermédiaire du magistrat Gilbert Azibert, avec une promesse de renvoi d'ascenseur en appuyant sa candidature à un poste de prestige à Monaco. "Fantasmes", s'était insurgée la défense de Nicolas Sarkozy, arguant du fait que l'ancien chef de l'Etat n'avait pas eu gain de cause en cassation et que Gilbert Azibert n'avait jamais obtenu le poste monégasque. Mais en matière de corruption, l'intention suffit. 

Nicolas Sarkozy "serein et combatif"

L'ancien chef de l'Etat a donné le ton après sa condamnation promettant de se "battre jusqu'au bout". Comme en première instance, il sera d'ailleurs bien présent sur toute la durée du procès, prévient l'un ses interlocuteurs qui le décrit comme "serein et combatif". Ses partisans fulminent toujours contre des "méthodes de voyous", ces écoutes dans le cadre de ce qu'on appelle "les filets dérivants", qui permettent de trouver des affaires dans l'affaire.

Selon nos informations, certaines de ces écoutes seront diffusées devant la cour d'appel, ce qui n'était pas le cas en première instance. L'objectif de Nicolas Sarkozy est clair : obtenir la relaxe. À défaut, il envisage d'ores et déjà un pourvoi en cassation.

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