Nicolas Sarkozy veut "ouvrir un dialogue" sur le rôle de la BCE dans la soutien à la croissance

Nicolas Sarkozy a estimé mardi 17 avril sur France Inter qu’il était nécessaire d’ouvrir un dialogue sur le rôle de la Banque centrale européenne (BCE), assurant toutefois qu’il était favorable à son indépendance par rapport au pouvoir politique.

Nicolas Sarkozy, en visite à la fonderie de Poitou le 16 avril
Nicolas Sarkozy, en visite à la fonderie de Poitou le 16 avril (AFP PHOTO / ALAIN JOCARD)

Nicolas Sarkozy a estimé mardi 17 avril sur France Inter qu'il était nécessaire d'ouvrir un dialogue sur le rôle de la Banque centrale européenne (BCE), assurant toutefois qu'il était favorable à son indépendance par rapport au pouvoir politique.

L'économie revient dans la campagne, et avec elle, le rôle de la BCE. Reprenant un thème déjà évoqué par son adversaire socialiste, Nicolas Sarkozy a estimé mardi sur France Inter qu'il fallait ouvrir un dialogue au sujet de son rôle dans le soutien à la croissance économique en Europe, tout en rappelant qu'il était favorable à son indépendance.

"Je suis pour l'indépendance, mais justement parce qu'il y a l'indépendance, il faut pouvoir discuter (...) la condition de l'indépendance, c'est le dialogue, c'est justement parce qu'on est indépendant qu'on doit dialoguer", a déclaré le candidat de l'UMP.

"Ce qui ne va pas, c'est cette idée folle qui consiste à dire que parce que la banque centrale est indépendante, on n'a pas le droit de parler, c'est tout le contraire", a poursuivi Nicolas Sarkozy, "la politique des changes dépend en commun de la Banque centrale européenne et des chefs d'Etat et de gouvernement dans les traités, donc ce n'est pas un gros mot".

Le président et candidat de l'UMP a annoncé dimanche sa volonté, s'il est réélu, d'"ouvrir le débat" sur la BCE et son rôle dans le soutien de la croissance en Europe.

Très attaché à l'indépendance de la BCE, le gouvernement allemand a répété lundi sa "conviction profonde" que la BCE devait exercer son mandat de manière "indépendante", ajoutant que sa position était "connue à Paris".