Nicolas Sarkozy arrive en tête du vote protestant

Jeudi 29 mars, l'Ifop a publié un sondage sur le vote des protestants à la présidentielle pour la revue Réforme. Une majorité d'entre eux penche pour Nicolas Sarkozy, notamment dans l'Est de la France. Il devancerait François Hollande de 10 points.

Une bible protestante
Une bible protestante (JOHANNA LEGUERRE / AFP)

Jeudi 29 mars, l'Ifop a publié un sondage sur le vote des protestants à la présidentielle pour la revue Réforme. Une majorité d'entre eux penche pour Nicolas Sarkozy, notamment dans l'Est de la France. Il devancerait François Hollande de 10 points.

Le vote protestant n'est pas forcément un vote protestataire.

Nicolas Sarkozy en tête

Une majorité des protestants français voteraient pour le candidat Nicolas Sarkozy à la prochaine élection présidentielle, selon un sondage Ifop pour la revue Réforme publié jeudi.

"Au premier tour, 33,5% des protestants voteraient pour Nicolas Sarkozy contre 22,5% pour François Hollande". Au second tour, ils seraient "53,5% "pour le président sortant contre 46,5 % à son challenger", selon l'enquête.

Marine Le Pen obtiendrait 14 % des voix, surtout dans l'Est de la France, François Bayrou 10, 5% et Jean-Luc Mélenchon 8,5%.

Protestant de l'Est, protestant du Sud

Analysant cette enquête, Jean-Paul Willaime, directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études, a observé que "les protestants du sud de la France restent ancrés à gauche alors que ceux de l'est (Alsace, Moselle et Territoire de Belfort) sont très majoritairement à droite".

"Les évangéliques, qui représentent plus d'un tiers des protestants français, sont sur une ligne traditionnelle par rapport aux questions d'éthique familiale" et "majoritairement opposés au mariage homosexuel", a-t-il noté

Les Alsaciens-Mosellans "sont attachés au dispositif particulier de leur région sur la relation de l'Eglise et de l'Etat" et se méfient de "la proposition de François Hollande de constitutionnaliser les premiers articles de la loi de 1905", selon lui.

La même étude avait été menée en 2007. Vous pouvez la retrouver ici.

Sous la Troisième République, une partie du personnel politique était de confession protestante. D'où demeure le préjugé tenace que les protestants votent plutôt à gauche.