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"Nicolas Le Pen", titre le Wall Street journal à propos de Nicolas Sarkozy

"Qui est le candidat de l'extrême droite, est-ce que c'est Le Pen ou est-ce que c'est Sarkozy ?", a déclaré, mardi 13 mars, l’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt. Le jour même, un article du Wall Street journal titrait : "Nicolas Le Pen".
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Aux Etats-Unis ou à Strasbourg, Nicolas Sarkozy est comparé à Marine Le Pen (LIONEL BONAVENTURE / POOL / AFP)

"Qui est le candidat de l'extrême droite, est-ce que c'est Le Pen ou est-ce que c'est Sarkozy ?", a déclaré, mardi 13 mars, l'ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt. Le jour même, un article du Wall Street journal titrait : "Nicolas Le Pen".

Polémiques autour de la viande halal, réduction annoncée de l'immigration légale ou encore la renégociation des accords de Schengen… Les dernières propositions de Nicolas Sarkozy ont confirmé aux observateurs de la campagne présidentielle que le président-candidat marchait parfois sur les plates-bandes de l'extrême-droite.

"Nicolas Le Pen". Tel est le titre provocateur d'un éditorial du très sérieux Wall Street Journal du 13 mars comparant Nicolas Sarkozy à la candidate du Front national, désormais assurée d'avoir ses parrainages. Il fait suite à un article du Time qui évoquait la semaine dernière la "xénophobie de Sarkozy".

"Tentative de récupération des supporteurs du parti xénophobe de Marine Le Pen"

"Les récentes sorties xénophobes du président français sont assez cyniques", écrit l'auteur qui pointe "la tentative de récupération des supporteurs du parti xénophobe de Marine Le Pen, le Front national".

Les interrogations quant au positionnement de Nicolas Sarkozy face à sa rivale d'extrême-droite en-dehors des frontières hexagonales se sont également propagées en Belgique ainsi qu'au Parlement européen. Notamment son intention annoncée d'une possible suspension des accords de Schengen.

"Qui en fait est le candidat de l'extrême droite, Le Pen ou Sarkozy ?"

"Nous voulons aller en avant et pas en arrière et demandons au président Sarkozy, vu son échec potentiel aux élections, de ne pas retomber dans le nationalisme", a déclaré à Strasbourg, devant le Parlement européen le président du groupe socialiste et démocrate, l'Autrichien Hannes Swoboda.

Quant à Guy Verhofstadt, président du groupe libéral-démocrate et ancien Premier ministre belge, il s'est montré plus sévère envers Nicolas Sarkozy.

"Dire que la moitié des immigrés doivent quitter la France, s'attaquer au halal, au même moment, s'attaquer aux autre partenaires en ce qui concerne Schengen! Je me demande qui en fait est le candidat de l'extrême droite, est-ce que c'est Le Pen ou est-ce que c'est Sarkozy ?", s'est-il interrogé.

Sans surprise, le seul soutien au chef de l'Etat est venu du président de la délégation UMP-Nouveau Centre au Parlement européen, Jean-Pierre Audy. "Nicolas Sarkozy ne veut pas supprimer Schengen mais le renforcer", a-t-il tenté de justifier.

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