"Rien n'a été décidé" concernant la baisse du permis de chasse, affirme Nicolas Hulot

Le ministre de la Transition écologique et solidaire a indiqué, mercredi sur France Inter, "dialoguer avec les chasseurs", tout en rappelant qu'il était, "jusqu'à preuve du contraire", le ministre concerné "face aux lobbys".

Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, le 23 mai 2018, à Paris.
Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, le 23 mai 2018, à Paris. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Quid du prix du permis de chasse ? "Pour l'instant, rien n'a été décidé", a assuré Nicolas Hulot, mercredi 6 juin sur France Inter. Le ministre de la Transition écologique et solidaire a affirmé qu'il y "une réflexion" concernant une réduction du prix de 400 euros par an, alors que le secrétaire d'État Sébastien Lecornu a annoncé, fin mai, qu'il allait être diminué.

Nicolas Hulot "dialogue avec les chasseurs, mais [il] aimerait bien éviter les lobbyistes". Le ministre s'est d'ailleurs énervé à l'encontre de Thierry Coste, le lobbyiste défenseurs des chasseurs : "C'est une réflexion, mais ça doit faire partie d'un deal globale, d'une réflexion globale. Et parfois Monsieur Coste justement, le fameux lobbyiste de la chasse, annonce en sortie de concertation des choses qui n'ont pas été actées. Jusqu'à preuve du contraire, le ministre concerné c'est moi."

"Je suis près notamment à ce qu'on appelle la gestion adaptative pour regarder espèce par espèce celles qui sont classées nuisibles et qui ne le sont plus, celles qui sont dans un mauvais état écologique, ou celles qui prolifèrent et qui mériteraient peut-être d'être régulées, a continué Nicolas Hulot, mais ça se fera sur des critères scientifiques et pas sur des critères politiques."

Le ministre a conclu en disant que "la nature appartient à tout le monde", "et qu'il faudrait que de temps en temps, dans les usages, chacun puisse avoir sa liberté, au moins un jour par semaine, pour pouvoir utiliser la nature sans avoir la trouille au ventre".