La justice confirme une plainte pour "viol" en 2008 à l'encontre de Nicolas Hulot, classée pour prescription

La plainte a été classée "sans suite", les faits étant "prescrits", précise la procureure de Saint-Malo.

Le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, le 17 janvier 2018 à Paris.
Le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, le 17 janvier 2018 à Paris. (MAXPPP)

La procureure de la République de Saint-Malo, Christine Le Crom, a confirmé jeudi 8 février dans un communiqué qu'une plainte pour "un fait de viol" avait été déposée en 2008 contre Nicolas Hulot mais classée sans suite.

Selon ce communiqué, "une jeune femme a effectivement déposé plainte, le 11 juillet 2008, à l'encontre de Nicolas Hulot en dénonçant un fait de viol commis, selon elle, onze ans auparavant, alors qu'elle était déjà majeure". La plainte a été classée "sans suite", les faits étant "prescrits", précise la procureure.

Une "version contradictoire" des protagonistes

A la suite de la plainte, "Nicolas Hulot a été entendu dès le 29 août 2008 sur ces faits par les gendarmes de la brigade de recherches de Saint-Malo", dit-elle."Il est d'abord apparu que les deux protagonistes avaient une version contradictoire quant au consentement à la relation sexuelle précitée. Il a en outre été établi que ces faits s'étaient déroulés entre le 9 et le 11 juin 1997. Ceux-ci étant prescrits, la procédure a été classée sans suite par le procureur de la République de Saint-Malo, ce dont la plaignante a été avisée par un courrier du 30 octobre 2008", précise-t-elle.

De son côté, la journaliste d'Ebdo qui a mené l'enquête affirme : "il s'agit a minima d'une agression sexuelle. Elle ne donne pas le détail cru de l'histoire mais dit qu'il l'a forcée à faire des choses qu'elle ne voulait pas faire", explique Anne Jouan sur le plateau de "Quotidien". La journaliste précise que d'autres femmes l'ont contacté au sujet de Nicolas Hulot "pour nous dire des choses absolument similaires".

La preuve dans une agression sexuelle, à part une vidéo de caméra de surveillance, elle n’existe jamais.Anne Jouan"Quotidien"

Invité de "C à vous", le journaliste Laurent Valdiguié a défendu l'enquête de l'hebdomadaire en justifiant qu'il s'agissait "manifestement d'un grand secret d'une grande famille française et du numéro 3 du gouvernement qui, selon nous, a cette épée de Damoclès au-dessus de sa tête."

Informé de rumeurs qui circulaient depuis plusieurs jours dans les rédactions sur un possible article en préparation, le ministre de la Transition écologique a "pris les devants" pour contrer "un poison lent qui tue", en démentant sur BFMTV tout comportement inapproprié concernant "deux affaires qui n'en sont pas".