Vidéo Justice pénale : il faut "mettre fin au laxisme judiciaire, sinon on ira vers la guerre civile", alerte Nicolas Dupont-Aignan

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Le président de Debout la France a indiqué qu'il serait présent à la manifestation des policiers de mercredi, comme le ministre de l'Intérieur.

Il faut "mettre fin au laxisme judiciaire, sinon on ira vers la guerre civile", a affirmé Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et président de Debout la France, ce mardi 18 mai sur franceinfo. Il souhaite notamment que les agresseurs de policiers reçoivent "des peines incompressibles".

Interrogé sur la manifestation des policiers de mercredi, Nicolas Dupont-Aignan indique qu'il participera au rassemblement : "Cela fait des années que je les soutiens. J'avais proposé dès 2017 une loi pour qu'en cas d'agression sur force de police, il y ait des peines incompressibles. Je regrette que depuis des années on ait laissé les policiers sans défense". Il prône un "plan global, notamment de changement du code pénal".

"Les policiers veulent des actes"

Nicolas Dupont-Aignan ironise sur la présence annoncée de Gérald Darmanin à cette manifestation de mercredi : "On n'a jamais vu un ministre de la République manifester contre sa politique, donc c'est une façon pour monsieur Darmanin de s'exonérer de ses responsabilités." Pour le président de Debout la France, "les policiers ne sont pas dupes de cette manœuvre politicienne. Ils n'en peuvent plus des discours, ils veulent des actes". Le député estime que le problème "s'est aggravé avec ce gouvernement qui n'a pas pris conscience de la réalité".

Pour Nicolas Dupont-Aignan, le Beauvau de la sécurité est une "grand messe" qui "ne sert à rien". "Les heures supplémentaires ne sont toujours pas payées. Les voitures dans mon commissariat sont pourries. J'ai visité un commissariat à Marseille, ils me disaient que la radio ne fonctionne toujours pas bien. J'ai visité des cellules de garde à vue qui ne sont pas en nombre suffisant", énumère-t-il.

"On attend quoi ? Que les délinquants soient en prison, que les peines soient exécutées, qu'on construise les places de prison qui manquent. Qu'on arrête le laxisme judiciaire. Parce que le problème de la police, c'est le problème de la justice", poursuit le député de l'Essonne. "Il n'y a plus la dissuasion de la peine, c'est ce qui explique le climat de guerre civile qui est en train d'apparaître dans notre pays", assure-t-il.

"Il n'y a plus la dissuasion de la peine"

Dans l'affaire de l'agression de policiers à Viry-Chatillon, Nicolas Dupont-Aignan a critiqué non pas les acquittements, mais "le fait que quand la justice reconnaît coupables des personnes de vouloir brûler vif un policier, ils soient condamnés à des peines dérisoires. Dans la plupart des pays démocratiques, ce serait la peine de mort ou la perpétuité", explique-t-il, tout en soulignant être opposé à la peine de mort. "Je souhaite qu'il y ait une peine réelle. Et le problème de fond de notre pays, c'est que toute l'échelle des peines judiciaires, le fonctionnement de la prison font qu'il n'y a plus la peur de la peine. Il n'y a plus la dissuasion de la peine et c'est ce qui explique le climat de guerre civile qui est en train d'apparaître dans notre pays", d'après lui.

Interrogé sur les révélations de Médiapart au sujet des policiers accusés d'avoir déformé les propos de certains des suspects dans l'enquête sur Viry-Chatillon, Nicolas Dupont-Aignan répond : "Si ces faits sont exacts, ils sont gravissimes".

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