Nathalie Arthaud (LO) se pose en candidate "pour les luttes", notamment celle contre le chômage

Nathalie Arthaud était l’invité de France Info lundi matin. La candidate de Lutte ouvrière (LO) s’est rangée du côté des "travailleurs" pour défendre son "programme de lutte". Le combat contre le chômage est en tête de ses préoccupations.

Nathalie Arthaud, candidate du Lutte Ouvrière à la présidentielle.
Nathalie Arthaud, candidate du Lutte Ouvrière à la présidentielle. (F2)

Nathalie Arthaud était l'invité de France Info lundi matin. La candidate de Lutte ouvrière (LO) s'est rangée du côté des "travailleurs" pour défendre son "programme de lutte". Le combat contre le chômage est en tête de ses préoccupations.

Invité de France Info lundi matin, la candidate trotskiste de Lutte ouvrière (LO) à l'élection présidentielle de 2012, Nathalie Arthaud, a défendu son "programme pour les luttes" en se plaçant dans le camp "des travailleurs et des classes populaires écrasées".

D'emblée, Mme Arthaud a axé sa campagne autour de la lutte contre le chômage. Dénonçant le chantage à l'emploi, elle a proposé d'interdire les licenciements. "La répartition du travail entre tous les bras disponibles […] c'est une mesure qu'il faudrait imposer au patronat", a-t-elle lancé.

Contrairement à la majorité des autres candidats à l'élection présidentielle, Mme Arthaud n'a pas fait pas de la réduction de la dette une priorité : "La dette n'est pas un problème pour tout le monde", a-t-elle estimé. "C'est à ceux qui ont l'argent, aux industriels aux banquiers de la rembourser, sûrement aux classes populaires".

Face à la crise de la zone euro, elle a proposé d'exproprier les banquiers et de fusionner toutes les banques en un seul établissement. "Cette dette c'est la dette des grands industriels, des capitalistes des banquiers", a-t-elle lancé. "Nous pensons que la solution, ça serait d'exproprier les banquiers sans indemnité ni rachat et de fusionner toutes banques en un seul établissement de crédit sous le contrôle de la population."

Mme Arthaud s'est démarquée de Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche qui, selon elle, défend un "programme de gouvernement compatible" avec celui des socialistes.