Nadine Morano, en délicatesse dans son camp ?

Ses propos sur une France de race blanche suscitent la polémique à l'intérieur même de son propre parti.

FRANCE 3

"Nous sommes un pays judéo-chrétien, de race blanche", la déclaration est signée Nadine Morano et fait polémique. Vilipendée par la gauche, cette proche de Nicolas Sarkozy sème aussi le trouble dans son propre camp. L'ensemble de la classe politique dénonce le dérapage. "C'est inacceptable, intolérable, on a l'impression que certains à droite pètent les plombs. La France, ce n'est pas une race, c'est une idée de nation, une idée d'intégration. C'est l'idée que chacun peut trouver sa place et là on stigmatise. On est dans la lepenisation des esprits, c'est le grand défouloir", commente Hugues Fourage, Porte-parole du groupe PS à l'Assemblée nationale.

Agacement à droite

Nicolas Sarkozy n'a pas réagi, mais en privé le président des Républicains s'agace, car Nadine Morano est tête de liste en Meurthe-et-Moselle pour les élections régionales. Ces propos pourraient mettre en péril l'union de la droite et du centre dans le grand Est, faut-il sanctionner Nadine Morano ? Pour l'instant rien n'est décidé, mais au sein même de sa famille politique, les paroles de Nadine Morano sont condamnées. "Je trouve la tonalité de cette déclaration, comme la référence à la race blanche exécrable. La République française ne fonctionne pas sur les bases idéologiques de l'apartheid", a ainsi expliqué Nathalie Kosciusko-Moizet, députée Les Républicains de l'Essonne.
Lundi le bureau politique du parti devrait sceller le sort de Nadine Morano. Jusqu'à présent, l'intéressée refuse de s'excuser et se dit victime d'un lynchage médiatique. 
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L\'eurodéputée des Républicains Nadine Morano, au tribunal de Nancy (Meurthe-et-Moselle), le 7 septembre 2015.
L'eurodéputée des Républicains Nadine Morano, au tribunal de Nancy (Meurthe-et-Moselle), le 7 septembre 2015. (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)