Municipales : les règles de la campagne officielle

La course à la mairie est officiellement lancée depuis ce lundi pour les 926.068 candidats au premier tour de ces municipales. Jusqu'au samedi 22 mars à minuit, ils peuvent désormais coller leurs affiches sur les panneaux électoraux ou tenir des réunions sans autorisation préalable. Mais ils doivent aussi respecter une série d'obligations, de la couleur de leur affiches à la gestion de commentaires sur leur site internet.

(Maxppp)

Dernier
sprint avant le premier tour. La campagne officielle a débuté à minuit ce lundi
pour les candidats en lice pour un siège dans les 36.000 communes de France.
Une bataille qui doit respecter un certains nombres de règles jusqu'au samedi
22 mars à minuit, veille du premier tour.

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Les
affiches, les bulletins et les tracts

Depuis
ce lundi, les colleurs d'affiches sont de sortie devant les panneaux électoraux
officiels. C'est d'ailleurs le seul endroit autorisé pour ne pas être considéré
comme de l'affichage sauvage.

L'ordre sur les panneaux dépend de la taille de
la ville. Pour les communes de moins de 1.000 habitants, ils sont distribués
dans l'ordre d'arrivée des demandes. Pour les communes plus grandes, l'ordre se
fait par tirage au sort.

Les
affiches doivent être imprimées sur du papier blanc et ne pas comporter les
trois couleurs du drapeau français : bleu, blanc et rouge. Les préfectures ne plaisantent pas avec cette règle. D'après Sud-Ouest, la préfecture de Charente a interdit une photo d'un candidat au motif que trois colistières portaient des vêtements trop proches des couleurs de la République. Seule exception : si
le logo d'un parti ou groupement politique comporte ces couleurs.

Dans
les communes de plus de 1.000 habitants, l'Etat rembourse le coût du papier,
l'impression des bulletins de vote et des affiches pour les listes qui ont
obtenu plus de 5% des suffrages. Pour les villes de plus de 2.500 habitants, les
préfectures sont chargées d'envoyer à chaque électeur une circulaire et un
bulletin de vote de chaque liste engagée.

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Publicité
interdite sur papier et sur internet

Les
maires ou les majorités sortantes ont interdiction depuis le 1er
septembre dernier de publier une campagne de promotion des réalisations ou de
la gestion d'une commune ou d'une intercommunalité.

L'interdiction
de recourir à la publicité commerciale vaut pour la presse écrite,
l'audiovisuel mais aussi pour les sites internet des candidats ou des listes.
Ces derniers ne peuvent donc pas acheter des liens sponsorisés ou doper leur
référencement en ligne par l'achat de mots-clés.

Enfin,
à la veille du premier tour, il sera interdit de distribuer toute propagande
politique (tract, bulletins, etc.), de téléphoner à d'éventuels électeurs pour
les inciter à voter ou d'envoyer des courriels.

Pendant ces quelques heures
avec le scrutin, les candidats sont également invités à bloquer les
commentaires et discussions sur leur site internet pour éviter des messages
"ayant le caractère de propagande électorale".