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"Moraliser la vie politique" : François Hollande pour le référendum que demande François Bayrou

François Hollande a envoyé, jeudi 26 avril, un signal à François Bayrou et à son électorat en se disant favorable à une loi sur "la moralisation de la vie politique", n’excluant par de recourir à un référendum si nécessaire.
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François Hollande et François Bayrou, le 16 avril 2012. (FRANCOIS MORI / POOL / AFP)

François Hollande a envoyé, jeudi 26 avril, un signal à François Bayrou et à son électorat en se disant favorable à une loi sur "la moralisation de la vie politique", n'excluant par de recourir à un référendum si nécessaire.

Depuis le dimanche du premier tour, la chasse aux électeurs FN est ouverte. Elle a tiré la couverture à elle, mais la chasse aux voix de François Bayrou est également dans l'air du temps pour les deux prétendants à l'Elysée, François Hollande et Nicolas Sarkozy.

Jeudi 26 avril, le candidat socialiste a ainsi envoyé un signal fort à l'électorat centriste et à son candidat, François Bayrou. Le présidentiable du Parti socialiste a confirmé, qu'élu, il ferait voter une loi sur "la moralisation de la vie politique", précisant qu'il recourrait au référendum s'il n'y avait pas de majorité pour l'adopter au Parlement. Une demande faite par le président du Modem depuis le 3 avril.

"S'il y a une majorité, nous ferons voter ce texte"

"S'il y a une majorité, nous ferons voter ce texte, il n'y aura pas besoin de référendum. S'il n'y a pas de majorité parce qu'il y aurait un blocage (...), alors nous prendrons ce chemin de consultation des Français", a déclaré M. Hollande sur France Info. Il a souligné qu'au Parlement il faudrait "une majorité des 3/5e" pour adopter ce texte puisqu'il s'agit de réviser la Constitution".

M. Hollande a précisé que cette loi sur la "moralisation de la vie politique" intégrerait plusieurs points présents dans son programme : "la limitation du cumul des mandats, l'indépendance de la justice, le comportement de l'Etat, l'exemplarité de l'Etat" et aussi "la parité que je montrerai", a-t-il promis, "dès mon entrée en fonction à travers un gouvernement qui sera ainsi composé", selon le principe de l'égalité homme-femme.

Le président, "un citoyen comme les autres" ?

Dans le cadre de son "agenda du changement", qui précise les actions qu'il compte entreprendre lors d'une éventuelle première année de mandat, François Hollande a stipulé que sa première décision serait de baisser les rémunérations du chef de l'Etat et des ministres ainsi que la signature d'une charte de déontologie avec publication des déclarations d'intérêt des membres du gouvernement.

"Moi j'ai un principe que je ferai respecter : tout élu qui sera condamné pour des faits de corruption ne pourra plus se présenter au suffrage avant dix ans", a aussi rappelé le député de Corrèze sur France Info. "Il n'y aura de protection, je ne demanderai pas au parquet, comme l'a fait Nicolas Sarkozy, de faire recours quand il y a une gêne par rapport à un ancien trésorier de sa propre campagne", a-t-il promis, faisant référence à Eric Woerth.

Rappelant sa volonté de modifier le statut pénal du chef de l'Etat, il a affirmé : "Je vais jusqu'au bout, je considère qu'un président entrant en fonction doit être responsable des faits qui ont pu être commis avant le choix des Français pour l'élire, il doit être un citoyen comme les autres".

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