L'ex-ministre Alain Griset jugé à Lille mardi pour "abus de confiance"

Celui qui a exercé pendant plus de trente ans la profession de chauffeur de taxi avant de devenir ministre doit répondre "d'abus de confiance" au dépens de la Confédération nationale de l'artisanat des métiers et des services du Nord.

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Alain Griset, alors ministre des PME, arrive au tribunal judiciaire de Paris pour son procès, le 12 octobre 2021.  (THOMAS SAMSON / AFP)

Presque un mois après sa condamnation pour "déclaration incomplète ou mensongère" de sa situation patrimoniale, l'ancien ministre aux PME Alain Griset comparaîtra mardi devant le tribunal correctionnel de Lille pour "abus de confiance", a annoncé lundi 3 janvier le parquet.

Il doit comparaître à 14 heures devant la 7e chambre, mais son avocat, Patrick Maisonneuve, a annoncé à l'AFP qu'il demandera un report de l'audience du fait du délai très court "entre la clôture du dossier le 15 décembre et l'audience". Cette requête "doit être logiquement acceptée", a ajouté l'avocat, précisant que son client ne se présentera pas à l'audience.

Alain Griset, qui avant de devenir ministre avait exercé pendant plus de trente ans la profession de chauffeur de taxi, doit répondre "d'abus de confiance" au dépens de la Confédération nationale de l'artisanat des métiers et des services (Cnams) du Nord, selon une source judiciaire citée par l'AFP.

Cinq ans de prison encourus

Il s'agit d'un des volets du dossier qui lui a valu sa condamnation le 8 décembre à six mois d'emprisonnement avec sursis et une peine d'inéligibilité de trois ans avec sursis. Il avait démissionné du gouvernement dans la foulée. Alain Griset était poursuivi à Paris pour avoir omis de déclarer, en août 2020, après sa nomination au gouvernement, une partie de son patrimoine et de ses intérêts à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Parmi les sommes en jeu, 130 000 euros placés sur le PEA du ministre et qui appartenaient à la Cnams du Nord, une organisation interprofessionnelle qu'Alain Griset dirigeait alors depuis 1991. Sur ce volet, l'ex-ministre encourt cinq ans d'emprisonnement et 375 000 euros d'amende, selon le parquet de Lille.

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