Assistants parlementaires : le MoDem a "recasé" des salariés à Bruxelles, reconnaît François Bayrou

Le président du MoDem renouvelle toutefois son démenti face aux soupçons d'emplois fictifs d'assistants de députés européens du MoDem, dans une interview au journal "Sud-Ouest".

François Bayrou lors de la cérémonie de passation de pouvoirs à Paris, le 22 juin 2017.
François Bayrou lors de la cérémonie de passation de pouvoirs à Paris, le 22 juin 2017. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

L'ancien ministre de la Justice organise sa défense. Le MoDem a placé certains de ses employés auprès de parlementaires européens lors d'une "période de mauvaise passe", explique François Bayrou dans une interview au journal Sud-Ouest publiée vendredi 23 juin. Remplacé mercredi par Nicole Belloubet au ministère de la Justice après son départ du gouvernement, le président du MoDem, de retour à la mairie de Pau (Pyrénées-Orientales), renouvelle son démenti face aux soupçons d'emplois fictifs d'assistants de députés européens du MoDem.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire début juin pour "abus de confiance" et "recel" de ce délit à propos de cette affaire.

"Tout cela ne vient pas par hasard"

"Dans une période de mauvaise passe comme toutes les formations politiques en ont connu, vous cherchez à recaser un maximum de salariés, des gens de confiance. Il se trouve que les parlementaires européens recherchaient des assistants locaux. On leur a recommandé ces gens-là", précise François Bayrou dans Sud-Ouest.

"Je répète ma formule : l’emploi au MoDem a été normal, régulier et légal", martèle François Bayrou. Le maire de Pau dénonce une campagne mensongère. "Je pense que tout cela ne vient pas par hasard. Un certain nombre de forces, de puissances qui détestent l'idée d'une loi sur la moralisation de la vie publique agissent", a-t-il répété.