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Affaire des assistants parlementaires du MoDem : "Libération" pointe trois nouveaux cas

Selon le quotidien, deux employées de la communication du parti et une militante auraient été rémunérées comme assistantes parlementaires alors qu'elles ne travaillaient pas en circonscription. Elles n'auraient en fait travaillé que pour le MoDem.

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France Télévisions
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Marielle de Sarnez, ministre des Affaires européennes, à Paris, le 24 mai 2017. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Ces cas potentiellement problématiques pourraient encore nourrir l'affaire des assistants parlementaires du MoDem. Mercredi 21 juin, Libération révèle trois nouveaux cas de cadres du parti ayant cumulé leur fonction avec celle d'assistants parlementaires européens, pourtant censés travailler dans la circonscription des élus.

Selon une enquête de franceinfo, publiée le 9 juin, "sur la période 2009-2014, une dizaine de salariés du siège du parti étaient parallèlement collaborateurs des députés européens du MoDem". Or, la réalité de cette seconde activité est contestée par plusieurs témoignages. Alors qu'une enquête préliminaire cherche à savoir si la pratique était répandue au sein du parti centriste, la ministre des Armées, Sylvie Goulard, a annoncé mardi sa démission du gouvernement d'Edouard Philippe, afin de "démontrer librement [sa] bonne foi."

Un e-mail compromettant 

Selon Libération, deux employées de la communication du MoDem ont ainsi été, un temps, rémunérées comme assistantes parlementaires locales alors qu'elles ne travaillaient pas dans la circonscription des élus concernés.

Le troisième cas évoqué par le quotidien est celui d'une militante du MoDem, aujourd'hui maire adjointe du 15e arrondissement de Paris. De mars à juillet 2013, elle aurait été rémunérée comme assistante parlementaire de Marielle de Sarnez, l'actuelle ministre déléguée aux Affaires européennes.

Le journal cite notamment un e-mail envoyé par cette collaboratrice à Marielle de Sarnez en juin 2013, dans lequel elle demande la rupture de ce contrat, et jette un doute sur la réalité de son travail d'assistante parlementaire européenne : "Lors de notre dernière conversation, tu m'as informée que ma mission était l'Europe en Ile-de-France. Pour être sincère et honnête, je ne pense pas être la plus compétente sur le sujet. (...) J'avais compris – sans doute à tort – que tu souhaitais un coup de main pour la campagne à Paris".

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