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Meurtre Jacques Bino: tireur présumé en examen

Un Guadeloupéen de 35 ans a été mis en examen et écroué samedi soir pour meurtre et tentative de meurtre
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France Télévisions
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Les obsèques de Jacques Bino, syndicaliste guadeloupéen tué par balle, à Petit Canal (22 février 2009) (© F2)
Un Guadeloupéen de 35 ans a été mis en examen et écroué samedi soir pour meurtre et tentative de meurtreUn Guadeloupéen de 35 ans a été mis en examen et écroué samedi soir pour meurtre et tentative de meurtre

Ruddy Alexis, déjà condamné pour violences, est aussi accusé d'association de malfaiteurs, violences aggravées et entrave délictuelle à la circulation, selon le procureur Jean-Michel Prêtre. Quatre autres suspects sont mis en examen pour association de malfaiteurs.

Jacques Bino avait été tué dans la nuit du 17 au 18 février à Pointe-à-Pitre.

Rudy Alexis, sans emploi régulier, a déjà été condamné à trois reprises pour violences et faits de violences. Selon le procureur Prêtre, des munitions du même type et de la même marque que la balle qui a mortellement atteint le syndicaliste Jacques Bino ont été retrouvées "en grand nombre" au domicile du tireur présumé.

"Des éléments concordants laissent à penser que celui qui a tiré était persuadé de le faire sur une voiture banalisée de patrouille de la brigade anti-criminalité" de la police, a précisé le procureur lors d'une conférence de presse samedi après-midi. Selon lui, des témoignages recueillis au cours de l'enquête décrivaient "une personne en train de tirer, très posément, en épaulant son arme".

Les quatre autres hommes qui avaient été présentés samedi aux deux juges d'instruction chargés d'élucider le meurtre de Jacques Bino, ont été mis en examen pour les seules incriminations d'association de malfaiteurs, violences aggravées et entrave délictuelle à la circulation. Ils ont été remis en liberté et placés sous un contrôle judiciaire strict. Il leur est fait obligation de se présenter chaque jour aux services de police et il leur est interdit de se rencontrer, a précisé le procureur.

Ils ont été mis en cause pour leur participation présumée à l'édification de barrages dans les rues de Pointe-à-Pitre dans la soirée du 17 février. C'est en se présentant en voiture devant l'un de ces barrages que Jacques Bino, membre du collectif intersyndical LKP, avait été tué.

Au total, six personnes, dont l'une s'était présentée d'elle-même à la police, avaient été placées vendredi en garde à vue dans l'enquête sur la mort de Jacques Bino. L'une de ces six personnes a été mise hors de cause.

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