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Merah un an après : François Hollande présente une France "rassemblée", "debout", aux côtés des victimes

Un an après les massacres commis par Mohamed Merah, le président de la République a dénoncé aussi bien l'antisémitisme que le terrorisme. Il s'est porté garant auprès des familles que toutes les réponses seraient apportées. Y compris sur "d'éventuels dysfonctionnements des services concernés".
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Radio France
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 (Régis Duvignau Reuters)

"La France est toujours et encore" aux côtés des familles. "Elle est rassemblée au-delà des différences comme elle l'était il y a un an autour du président Sarkozy. Nous étions alors en pleine campagne présidentielle" a rappelé le chef de l'Etat.

Dans son discours, François Hollande a d'abord stigmatisé l'antisémitisme qui aurait dû disparaitre "après l'immense cataclysme de la Shoah qui aurait dû le rendre impossible, inconcevable et inexplicable à jamais" . Et pourtant a-t-il dit; "on a recommencé de tuer des juifs parce que juifs". Cet antisémitisme, il veut le combattre au quotidien:

"Chaque fois qu'un juif est insulté, c'est un outrage qui est
fait à tout notre pays.  Rien ne doit être considéré en cette matière comme anodin ou
insignifiant."

Puis de façon plus large il a dénoncé le terrorisme, "cette brutalité lâche, qui tue toujours des innocents, qui  sacrifient toujours des enfants."

Une "lutte globale" au nom de laquelle la France "fait son devoir au Mali"* contre les groupes terroristes: *

"Laisser le Mali tomber dans leur mains, c'était ouvrir de nouvelles filières de recrutement, comme en Afghanistan et au Pakistan. C'était  laisser s'organiser un sanctuaire terroriste, laisser soumettre un peuple, asservir des femmes, détruire des édifices inscrits au patrimoine de l'Humanité. C'était exposer notre pays aussi sur notre propre sol".

Le chef de l'Etat a aussi promis aux familles que toutes les zones d'ombres allaient être levées:  "Cette tragédie aurait-elle pu être évitée? Merah a-t-il agi seul ou était-il membre d'un réseau plus vaste? ". Il a parlé d'éventuels dysfonctionnements des services de police concernés : "La réponse est due aux familles et à la France tout entière. Je m'en porte garant". 

"Les mots qu'ont utilisé le président de la République et le maire de Toulouse ont été dans le sens de ce que je voulais entendre" (Albert Chennouf, père d'un des militaires tués par Merah)

François Hollande a reçu en privé les familles des militaires tués par Mohamed Merah. Albert Chennouf confie que le chef de l'Etat leur a "promis que cette fois ci, ils [avec Manuel Valls] vont aller jusqu'au bout".

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