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Vidéo Union de la gauche : "L'unité n'est pas un programme", selon Jean-Luc Mélenchon

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Le député LFI des Bouches-du-Rhône s'est justifié, affirmant qu'il y a une absence d'alliance entre les partis et un risque que "nous pouvons être émiettés et se mettre en ruine".

"L'unité n'est pas un programme", a estimé Jean-Luc Mélenchon, député des Bouches-du-Rhône, président du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale, dimanche 30 août sur France Inter.

Il a mis en avant deux difficultés qui se posent aux différents partis de gauche à deux ans de l'élection présidentielle : "Si l'on se met tous d'accord, ce serait sur l'offre qui ne fâche personne, et si on fait ça, plus personne n'écoute et nous ne pourrons pas vaincre l'ennemi numéro un qu'est l'abstention", a-t-il mis en garde. Il a qualifié de "problème numéro 2" l'absence d'alliance entre les partis et le risque que "nous pouvons être émiettés et se mettre en ruine". Mais pour Jean-Luc Mélenchon, "ce qui importe ce n'est pas l'unité pour l'unité, ce qui importe, c'est de présenter et proposer des thèmes aux Français qui rassemblent une majorité".

Le député LFI des Bouches-du-Rhône a indiqué que la gauche peut "s'entendre" à l'occasion des élections "régionales, départementales" car "les contradictions qui nous opposent n'y sont pas présentes, par exemple la forme de l'Europe, l'Etat, la sixième République". "Il y a moyen de s'entendre avec ceux qui accepteraient un programme de rupture écologique et anticapitaliste, mais il ne faut pas raconter d'histoires pour ce qui est des grandes orientations, c'est le peuple français qui doit trancher", a-t-il assuré. Jean-Luc Mélenchon a estimé que "le problème avec les écologistes, c'est le social et c'est la rupture avec le capitalisme". D'après le leader de La France insoumise, "l'écologie politique n'est pas compatible avec le capitalisme du 21e siècle".

"Je me sens une vocation de candidat commun"

Jean-Luc Mélenchon s'est projeté par ailleurs en 2022, mettant en avant son expérience politique. "Je me sens une vocation de candidat commun parce que je l'ai déjà été pour les communistes et pour les milliers de socialistes qui ont voté pour moi à l'élection présidentielle", a-t-il affirmé.

"Je ne cours pas après la gloire, c'est fait. Je ne cours pas après la notoriété, c'est fait. Je ne cours pas après le leadership, c'est fait", a précisé le député des Bouches-du-Rhône, avant d'assurer qu'il n'avait pas "besoin" de se préparer pour cette future élection car il a "déjà fait deux présidentielles".

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