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Jean-Luc Mélenchon ne veut pas se faire confisquer sa marche pour une 6e République

Le candidat de La France insoumise appelle à marcher sous sa bannière, et uniquement sous sa bannière, samedi à Paris. Les drapeaux du PCF et de la CGT sont relégués en fin de cortège.

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Radio France
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Jean-Luc Mélenchon en visite à Marseille le 8 mars (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

Cinq ans jour pour jour après sa "prise de la Bastille", qui avait rassemblé en 2012 environ 120 000 personnes, Jean-Luc Mélenchon donne rendez-vous à ses soutiens samedi 18 mars sur la même place parisienne à 14h. Une marche s'élancera jusqu'à la place de la République, où le candidat à l'élection présidentielle prononcera un discours. Mais les troupes de la gauche radicale, antilibérale, semblent moins unies qu'il y a cinq ans. Le leader de La France insoumise lance un appel à tous les partis qui le soutiennent, et notamment les communistes, à oublier leur drapeaux respectifs.

Ranger les drapeaux et fédérer le peuple

En 2012, Jean-Luc Mélenchon avait commencé par ces mots : "Génie de la Bastille, nous voici de retour (…) Nous sommes le drapeau rouge". Ce samedi, le candidat de La France insoumise veut fédérer le peuple. Une consigne a été donnée aux partis politiques et syndicats participants de ne pas s'approprier la marche, et par conséquent de ne pas la submerger de drapeaux partisans. 

Les rapports sont tendus avec le Parti communiste au sujet des élections législatives et la volonté de Jean-Luc Mélenchon de présenter des candidats de La France insoumise dans toutes les circonscriptions, mais aussi depuis que l'eurodéputé a accusé les communistes de geler les parrainages en sa faveur. Les drapeaux du PCF priés de rester groupés à l'arrière du cortège... Voilà qui ne réchauffe pas l'ambiance. Pour Olivier Dartigolles, le porte-parole du PCF, "il n'en est pas question". Il ne cache pas un certain agacement : "Jean-Luc a beau vouloir éviter un certain nombre de choses, on marchera de Bastille à République", dit-il.

Il faut retrouver un climat unitaire et ce qui faisait la force du Front de gauche en 2012. Un rassemblement généreux, où il n'y avait pas de consignes, et où tout le monde était à l'aise.

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

La gêne est perceptible aussi du côté de la CGT. Contrairement à 2012, aucune fédération syndicale n'appelle à participer à cette marche pour la 6e République. En interne, on souffle que c'est une conséquence des positions de Jean-Luc Mélenchon sur l'avenir du nucléaire, de l'industrie, et de son intransigeance face à Benoît Hamon.

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