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Martine Aubry évoque notamment sa candidature aux primaires et le projet socialiste dans un entretien au JDD

"J'annoncerai ma décision personnelle en juin, comme notre calendrier le prévoit", déclare Mme Aubry au cours de cette longue interview.Elle se veut aussi rassurante sur la situation du PS : "on a déjà beaucoup travaillé" (...) "nos priorités seront affichées et bien sûr financées" tout en reconnaissant que "nous ne réussirons que collectivement".
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Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste et maire de Lille, le 01 décembre 2010, à Lille. (AFP - Philippe Huguen)

"J'annoncerai ma décision personnelle en juin, comme notre calendrier le prévoit", déclare Mme Aubry au cours de cette longue interview.

Elle se veut aussi rassurante sur la situation du PS : "on a déjà beaucoup travaillé" (...) "nos priorités seront affichées et bien sûr financées" tout en reconnaissant que "nous ne réussirons que collectivement".

Sur les primaires et sa candidature

"J'observe que la patience ne pousse pas dans tous les jardins. Quand on a vocation à diriger le pays, on se doit d'être serein et responsable.

Le calendrier a été fixé: en juin les candidats, à l'automne le vote. Je ne vois aucune raison, sauf l'impatience de l'un ou l'autre, de changer ce calendrier que des militants ont voté et que la grande majorité des dirigeants socialistes approuve", a-t-elle dit.

"Nous devons avoir le plus beau projet et le meilleur candidat." "J'ai la responsabilité de conduire ce travail collectif avec sérénité et, croyez-bien, avec détermination".

Sur la candidature de Ségolène Royal

A propos de son absence de commentaires sur cette annonce, elle affirme: "mon rôle n"est pas celui d"un commentateur politique. Un jour on nous dit qu"il n"y a pas assez de candidats aux primaires, un jour qu"il y en a trop !

Pour moi, les choses sont simples. Les socialistes qui pensent pouvoir diriger la France ont le droit d"être candidats aux primaires. Mais moi, en plus, j"ai un devoir : montrer aux Français qu"une autre France est possible, préparer la gauche à gagner en 2012".

"Ségolène Royal a toujours dit que si elle le pensait possible, elle présenterait sa candidature. C'et ce qu'elle a fait. Je respecte le choix de chacun", ajoute Mme Aubry.

Sur la crise de l'euro

"Il s'agit aujourd'hui d'une vrai crise de l'Europe". "Mon père, Jacques Delors, plaidait, lors de la création du Marché unique et de l'euro, pour qu'une coordination des politiques économiques et une harmonisation sociale et fiscale existent" souligne Mme Aubry. "Malheureusement, nous avons fait l'euro, mais pas le reste" déplore-t-elle.

"Le monde et l'Europe se retrouvent aujourd'hui soumis au diktat des banques et de la finance. L'Europe a-t-elle aujourd'hui la volonté de sortir de cette emprise pour préparer son avenir et retrouver l'idée de progrès ? C'est la question majeure" souligne la patronne du PS.

Sur l'action de Nicolas Sarkozy face à la crise

"Nicolas Sarkozy a contribué avec d'autres gouvernements à éteindre les incendies. Mais ce qu'on attend aujourd'hui des dirigeants européens, c'est d'adopter une véritable régulation financière, ce qui n'a été fait ni en Europe, ni au G20, et de mener une action volontariste pour la croissance et l'emploi. Nous en sommes loin !".

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