VRAI OU FAKE : la position de Marine Le Pen sur l'avortement a-t-elle toujours été aussi tranchée ?

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Marine Le Pen a assuré, mercredi 29 juin, n'avoir "jamais remis en cause l'accès à l'IVG" avec son parti. Vrai, ou fake ?

"Nous n'avons jamais remis en cause l'accès à l'IVG", a assuré Marine Le Pen sur France Info, mercredi 29 juin. A-t-elle toujours eu une position aussi claire sur le sujet ? En 2002, elle faisait campagne auprès de son père, Jean-Marie. À cette époque, la ligne du Front National est limpide. "Allant donc contre le Bien commun de notre pays, les lois sur l'IVG seront abrogées", disait le programme. Une vision dont Marine Le Pen se détache rapidement, notamment dans un livre écrit en 2006. Elle y explique qu'elle souhaite valoriser "des mesures incitatives" pour "lutter contre l'avortement".

Déremboursement de l'IVG en 2012

En 2012, pour sa première candidature à l'élection présidentielle, elle propose le déremboursement de l'IVG pour les avortements dits "de confort". Sa position choque alors l'opinion française, mais sert à Marine Le Pen au sein de son parti. "À l'époque, elle est encore confrontée à une vieille garde d'extrême-droite, et cette question de l'avortement, à l'époque, c'est un des messages qu'elle envoie pour dire à sa vieille garde (…) : 'Le parti change, mais je n'oublie pas certains de nos traits culturels fondamentaux'", analyse Gilles Ivaldi, chercheur au CEVIPOF à Sciences Po.

Depuis 10 ans, la stratégie du RN a changé. La volonté est de dédiaboliser l'extrême-droite, notamment autour de la question de l'IVG. La candidate a même fait un mea-culpa sur l'avortement de confort lors de la campagne présidentielle de 2022. Si sa position est plus moderne sur l'avortement, Marine Le Pen s'est toutefois opposée à l'allongement du délai, et à l'inscription de ce droit dans la Constitution.

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