Marine Le Pen refuse la convocation des juges

Le bras de fer continue entre Marine Le Pen et les juges : la candidate refuse de se rendre vendredi 10 mars à sa convocation en vue d'une probable mise en examen, s'abritant derrière son immunité parlementaire.  

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France 3
Marine Le Pen campe sur ses positions : elle ne se rendra pas chez les juges. Convoquée pour une possible mise en examen dans le dossier des assistants parlementaires du FN, la candidate frontiste use ainsi de son immunité parlementaire. Car contrairement à un justiciable ordinaire, les juges ne peuvent l'y contraindre. 
Une procédure qui se concrétise après deux ans d'attente
Dans cette affaire, les juges cherchent à savoir si Marine Le Pen  a salarié deux collaborateurs sur des fonds européens pour des tâches exercées au siège du FN. Son garde du corps a ainsi été placé en garde à vue et sa chef de cabinet a été mise en examen pour recel d'abus de confiance. Le Front national répond sur un plan politique et s'étonne que la procédure se concrétise après deux ans d'attente. Dans la cadre d'une autre affaire, celle de la publication d'images de Daech sur son compte Twitter, l'immunité de Marine Le Pen a été levée. Dans ce cas, le juge pourrait l'obliger à se rendre à une convocation. 

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Marine Le Pen, candidate du Front national à l'Elysée, présente sa politique économique pendant une conférence de presse à Paris, le 2 mars 2017. (MUSTAFA YALCIN / ANADOLU AGENCY)