L'Emission politique, France 2

Les cinq séquences à retenir de "L'Emission politique" avec Marine Le Pen

Très discrète depuis l'élection présidentielle, Marine Le Pen a tenté de se relancer jeudi soir dans "L'Emission politique" sur France 2. Franceinfo résume les débats.

Marine Le Pen sur le plateau de \"L\'Emission politique\" de France 2, le 19 octobre 2017.
Marine Le Pen sur le plateau de "L'Emission politique" de France 2, le 19 octobre 2017. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)
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Elle est de retour. Pendant deux heures, Marine Le Pen a tenté de convaincre les Français sur son projet politique. Après son échec à la présidentielle et les difficultés traversées par son parti ces dernières semaines, la présidente du Front national était attendue au tournant. Franceinfo a sélectionné cinq séquences de ce rendez-vous politique.

Sur Florian Philippot : "Il a tort"

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Marine Le Pen n'a pas épargné Florian Philippot au début de l'émission. La présidente du FN a estimé que son ancien vice-président avait "tort" de considérer que le FN était en train d'effectuer un retour en arrière. Elle a ajouté qu'il ne souhaitait pas participer à "la refondation" du FN : "Tout le monde n'a pas la force d'âme d'accepter ce processus." Elle a enfin considéré que Florian Philippot avait tendance à empêcher le débat au sein de sa formation politique : "Florian avait plutôt raison et tous ceux qui n'étaient pas d'accord avec lui étaient plutôt considérés comme ayant tort."

Sur les liens entre Logan N. et le FN :  "On ne peut pas me faire le procès de la complaisance"

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Dix personnes ont été interpellées dans l'enquête sur un projet d'attentat d'extrême droite. Au cœur de cette enquête Logan N., qui a participé aux campagnes du FN lors de la dernière présidentielle et des législatives. Existe-t-il une porosité entre ces milieux d'extrême droite et le Front National ? "S'il y a bien un procès qu'on ne peut pas me faire, c'est celui-là, a estimé Marine Le Pen, j'ai mené avec beaucoup de fermeté un combat visant à écarter tous ceux qui avaient une vision outrancière ou caricaturale, y compris mon propre père". Elle a ensuite estimé que le FN avait des "centaines de milliers" de militants et que son parti n'enquêtait pas sur ces derniers. 

On ne peut pas me faire le procès de la complaisance à l'égard de ce type de comportement.

Marine Le Pen

France 2

Sur la sortie de l'euro : "Nous allons voir"

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A la question de Léa Salamé "Vous demandez toujours la sortie de l'euro à terme ?", la finaliste de l'élection présidentielle n'a pas vraiment tranché : "Nous allons voir si Monsieur Macron va réussir à obtenir (...) que la BCE ne soit plus indépendante, qu'elle réponde donc aux injonctions des Etats et que la masse monétaire de la BCE n'aille plus aux banques, mais aux Etats." Elle a ensuite ajouté : "Si l'euro était positif pour la France, après tout, je me contenterais de l'euro, mais je considère qu'il continue à être négatif."

J'ai une vision pragmatique, je n'ai pas une vision idéologique de la monnaie.

Marine Le Pen

France 2

Sur sa rémunération à la tête du FN : "J'avais besoin de 2 000 de plus par mois, oui, oui"

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Marine Le Pen est revenue sur l'augmentation de 66% de sa rémunération de présidente du Front national. Celle-ci est passée de 3 000 euros net mensuels à 5 000 euros en juillet dernier. "Je n'ai pas de salaire, je ne touche pas de salaire comme présidente du FN, c'est un remboursement forfaitaire de frais", a précisé la députée frontiste. "Oui, j'ai des frais de représentation, comme ça existe à peu près partout, a-t-elle. Oui, oui, j'avais besoin de 2 000 de plus par mois, oui, oui."

Sur le débat de l'entre-deux-tours : "Je pense que j'ai raté un rendez-vous important"

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Marine Le Pen a fait un nouveau mea culpa au sujet du débat de l'entre-deux-tours"Je pense que j'ai raté un rendez-vous important, cela a suscité de la déception." Elle a ensuite ajouté : "Les Français attendaient que je vienne présenter mon projet (...) et nous avons considéré qu'il était plus efficace de dénoncer la politique qu'Emmanuel Macron allait mettre en place." Tout en estimant qu'elle n'était pas seule à prendre ce genre de décision, elle a tenu à "assumer l'intégralité des responsabilités".